Déchets : Pourquoi Toulouse est à la traîne et comment pourrait-elle faire mieux

[SOLUTION] Alors que la moyenne nationale est à la décrue, la métropole de Toulouse produit à nouveau plus d'ordures ménagères chaque année. D'autres villes obtiennent pourtant des résultats spectaculaires. Comment y sont-elles arrivées ? Comment la ville Rose pourrait s'en inspirer ?

Le recyclage des déchets à Toulouse
Illustration : Jean-Paul Van der Elst

         

Près de 300 kilos, c’est la quantité d’ordures ménagères produite chaque année par un habitant de Toulouse Métropole. L’agglomération ne fait pas partie des bonnes élèves en la matière. Ses habitants jettent par an 30 kilos de déchets de plus que la moyenne nationale, selon les calculs de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Les réglementations nationales et européennes obligent pourtant les collectivités à réduire leur quantité d’ordures ménagères. La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte prévoyait, par exemple, une diminution de 7 % de l’ensemble des déchets ménagers et assimilés (DMA) par habitant par an à horizon 2020 par rapport à 2010. Sauf miracle, Toulouse Métropole ne tiendra pas ses objectifs puisqu’elle n'a atteint qu'une baisse de 2,4 % entre 2010 et 2018.           

De plus, cette légère baisse tendancielle est en trompe l’œil : depuis trois ans, la quantité globale de déchets augmente de nouveau. Et avec elle, la facture des Toulousains et de leurs voisins de la métropole. Entre 2016 et 2018, le coût payé pour collecter, transporter et éliminer les déchets est ainsi passé de 122 € à 127 € par habitant.   
 
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Déchets
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Martine Susset, présidente de la commission Déchets Urbains de Toulouse Métropole, attribue ces mauvais résultats au dynamisme démographique et économique de l’agglomération. « Quand de nouveaux habitants arrivent, ils ne connaissent pas notre politique de prévention, estime la conseillère municipale déléguée (LR). On constate également une progression du commerce en ligne qui génère une plus grosse production de déchets ». Si la Métropole vient d’élaborer un nouveau plan . . .

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