Bernard Laporte restera-t-il à la tête de la Fédération française de rugby (FFR) ? Réponse le 3 octobre. Ce jour-là, les présidents des 1 922 clubs amateurs de l’Hexagone voteront par voie électronique, soit pour renouveler leur confiance à l’ancien secrétaire d’État aux Sports, soit pour promouvoir son rival Florian Grill, qui dirige la Ligue Ile-de-France. Selon un sondage publié le 8 juin par Midi Olympique, Laporte devancerait aujourd’hui son challenger. Le bihebdomadaire a interrogé 191 clubs, répartis dans les treize ligues de France. En Occitanie, 39 clubs ont été sondés. Le président sortant y ferait un tabac, récoltant 88,9 % des intentions de vote. S’il compte de nombreuses inimitiés à Toulouse pour avoir limogé le sélectionneur Guy Novès en décembre 2017, Laporte semble séduire une majorité de dirigeants de clubs dans la région.      

La Ligue Occitanie dont le siège se trouve à Toulouse, regroupe les 420 clubs de treize départements, allant des Hautes-Pyrénées au Gard en passant par le Lot et les Pyrénées-Orientales. À ce jour, Laporte n’a pas déclaré sa candidature, alors que la période de campagne pré-électorale s’est ouverte au début de l’année. Il pourrait se dévoiler lors du congrès de la FFR qui se tiendra en ligne, crise sanitaire oblige, les 3 et 4 juillet, et officialiser le secret de Polichinelle qu . . .

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Philippe Kallenbrunn
Journaliste de sport, avec un penchant prononcé pour le rugby, j'ai travaillé au sein des rédactions de Midi Libre, France Soir et Midi Olympique. Je collabore essentiellement aujourd'hui au Journal du Dimanche et au Figaro. J'ai récemment publié deux livres d'enquête : "Les années Saint-André, autopsie d'un fiasco" (Solar, mars 2016) et "Peur sur le rugby" (Marabout, septembre 2017).