C’est devenu son rituel. Chaque jour, Akram F. marche deux kilomètres pour tenter de lutter contre les effets d’une fibrose pulmonaire qui appauvrit son souffle, et qui est la conséquence directe du Covid long qu’il a contracté, en octobre 2020.
Aujourd’hui, retraité, il accuse son ancien employeur, DomusVi, d’être à l’origine de la dégradation de son état de santé, et conteste également son licenciement pour inaptitude sans possibilité de reclassement. La première audience de conciliation et d’orientation devant le conseil de prud’hommes, à Toulouse, mi‐décembre dernier, n’a rien donné. Un procès devrait donc se tenir d’ici à la fin de l’année.
Interrogée par Mediacités, via le service communication de DomusVi, la direction de la Résidence Nouvelle‐Orléans n’a souhaité « à ce stade » formuler aucun commentaire « par respect pour le cadre judiciaire ainsi que pour l’ensemble des parties concernées ».
Exposé aux malades sans pouvoir porter de masque
Il y a six ans, quelques jours avant le premier confinement, le 4 mars 2020, DomusVi, l’un des trois plus importants gestionnaires d’Ehpad en France, affiche fièrement sur son site Internet avoir « activé dès le 24 février sur l’ensemble de ses établissements et agences son Plan Vigilance », indiquant que ses « collaborateurs sont mobilisés depuis les premiers jours de l’épidémie ».
La semaine suivante, Akram F. subit une opération programmée des yeux qui l’éloigne pendant deux mois de son lieu de travail. Il est de retour le 18 mai à son poste d’infirmier coordinateur à la Résidence Nouvelle‐Orléans, avenue des États‐Unis à Toulouse.
Sa hiérarchie décide alors de ne …