« Si demain le cadre légal permet, en direct, dans un cas de terrorisme ou un cas extrême, et si on a une photo d’un individu, est‐ce qu’on serait capable de détecter en temps réel si ce même individu passe devant une caméra sur la voie publique ? Oui, on est prêts d’un point de vue technologique. »
Ces mots prononcés, le 29 mai 2025, sur le plateau de BFM Business sont ceux de Florian Fournier, cofondateur de la société Orasio, une entreprise éditrice d’un logiciel de vidéosurveillance algorithmique (VSA) testé par la police municipale de la mairie de Toulouse entre le 22 mars et le 1er février 2026.
Avec 710 caméras déployées, 43 opérateurs de vidéoprotection (OVP) réunis dans un centre de supervision urbain, ainsi que la volonté d’équiper à terme chaque rue d’une caméra facturée 25 000 euros chacune aux contribuables, la ville de Toulouse poursuit sur sa lancée sécuritaire en expérimentant un nouveau dispositif de surveillance algorithmique sur sa population.
Cette technologie sécuritaire analyse automatiquement les pixels des images issues des caméras de vidéosurveillance afin de détecter, classifier et suivre des personnes ou des véhicules. Elle est censée venir en partie combler l’inefficacité de la vidéosurveillance traditionnelle.
En effet, les caméras classiques déployées pendant des décennies dans l’espace public n’ont jamais permis de lutter efficacement contre les troubles à l’ordre public et les crimes graves ni contribué significativement à la résolution …