Canal Seine-Nord Europe : « Le combat de demain, c’est le ferroviaire ! »

Témoin privilégié de la gestation douloureuse du projet de mise à grand gabarit du canal entre Cambrai et Compiègne, l’ancien député Christian Decocq confie à Mediacités ses convictions fortes pour la réussite de ce « chantier du siècle » pour les Hauts-de-France.

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L’écluse de Poses-Amfreville, Normandie, première écluse sur la Seine à partir de l’embouchure et entre Rouen et Paris. Creative Commons/Spedona

Il s’est replongé dans ses petits carnets pour retracer une histoire pleine de péripéties et lui donner la forme d’un récit minutieux de 170 pages intitulé « La bataille du canal » publié en décembre dernier. Quatorze ans durant, Christian Decocq a été le délégué général du Groupement des entreprises régionales d’intérêt fluvial (Gerif), un lobby réunissant des acteurs régionaux de poids (Ramery, Rabot-Dutilleul, Grimonprez, Hiolle Industries…) désireux de récupérer une petite part d’un gâteau à cinq milliards d’euros. « En défendant des intérêts privés, je suis aussi parvenu à défendre l’intérêt général », insiste celui qui fut député du Nord et chef de file de l’opposition municipale lilloise.           

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Publié le

Temps de lecture : 4 minutes

Par Jacques Trentesaux