Mediacités : Alors qu'une grève touche les rédactions de plusieurs journaux du groupe, comme celles de Ouest-France et de Presse-Océan, l’intersyndicale évoque un « projet dangereux qui piétine les engagements historiques de pluralisme et de qualité de l’information d’Ouest-France ». Ce projet est-il vraiment dangereux ?

Antoine de Tarlé : En tout cas, c’est un pari risqué ! En fermant une grande partie des rédactions locales d’Ouest-France dans le Maine-et-Loire et la Sarthe et en mutualisant l’information locale et départementale entre Ouest-France et les Journaux de Loire (Courrier de l’Ouest, Maine libre), il serait étonnant que les lecteurs ne soient ni surpris, ni déçus. Je crains le détournement des lecteurs d’Ouest-France lorsqu’ils s’apercevront que leur information locale vient du journal concurrent. 

Concurrent, certes, mais appartenant au même groupe… 
Oui, mais les rédactions ont toujours eu un fonctionnement séparé. L’expérience prouve que lorsqu’il y a fusion de titres, il y a . . .

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Jacques Trentesaux
Je suis tout à la fois le directeur de la rédaction et le président de Mediacités, que j’ai co-fondé avec plusieurs anciens collègues du groupe L’Express fin 2016. Nordiste d’origine, j’habite Paris mais j’ai à cœur de revenir dans ma région natale pour y enquêter autant que mes autres fonctions m’en laissent le temps. Avant Mediacités, je suis passé par La Croix, Liaisons sociales, Les Echos et L’Express, où j’ai notamment occupé le poste de rédacteur en chef de la rubrique Régions. Je n’aime rien tant que « sortir du périphérique parisien » pour aller sur le terrain afin de comprendre les réalités du pays.
Voir ma déclaration d’intérêts