La Loire-Atlantique en Bretagne ? « Le pouvoir central n’en veut pas »

Plusieurs milliers de personnes dans les rues de Nantes fin septembre et bientôt 100 000 signatures sur la pétition lancée par l'association Bretagne Réunie... Après la réforme territoriale de 2015, la question du rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne continue de faire débat. Alors, Nantes est-elle une ville bretonne ? Éclairage de l'historien Dominique Le Page.

Manif_reunification_Nantes_Bretagne
Manifestation pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne en juin 2014 / Photo : Sébastien Salom – Gomis – Sipa

Dans les temps ! À l’été 2015, la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (ou loi NOTRe) ouvrait temporairement un droit d’option, c’est-à-dire la possibilité pour un département d’être rattaché à une autre région. Pour amadouer les résistances locales à la réforme territoriale, la loi reprenait ainsi une disposition déjà inscrite dans le code général des collectivités, en simplifiant - un tout petit peu - son usage. Parmi les nombreuses limites, figurait notamment celle-ci : ce droit d'option n'est effectif que jusqu'au 1er mars 2019.

En 2016, Bretagne Réunie, qui fédère une cinquantaine d’associations locales et milite depuis plus de 40 ans pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, s’engouffre dans cette brèche juridique pour faire réémerger dans le débat politique ce serpent de mer local. Deux ans et demi plus tard, l’association est en passe de réussir son pari. Trois mois avant la date butoir, elle a quasiment recueilli les signatures papier de 100 000 habitants (98 426 à l’heure où nous publions) de Loire-Atlantique inscrits sur les listes électorales (10 % du corps électoral). Un seuil à partir duquel le Conseil départemental de Loire-Atlantique (qui s’y refuse actuellement) sera . . .

Notre survie dépend de vous

Un journalisme local indépendant, sans publicité, avec chaque semaine des enquêtes introuvables ailleurs : voilà ce que vous propose Mediacités. Aujourd’hui, plus de 5 300 abonnés soutiennent notre travail. Mais ce n’est pas suffisant : nous recherchons 2 000 abonnés d’ici la fin 2022 pour continuer à enquêter. En vous abonnant aujourd’hui, dès 3 euros par mois, vous pouvez faire la différence.
Je m’abonne

  • Accès aux 4 éditions de Mediacités (Lille, Lyon, Nantes et Toulouse)
  • 100 % indépendant, avec 0 % de publicité
  • Résiliation facile à tout moment

Publié le

Modifié le

Temps de lecture : 6 minutes

Par Thibault Dumas