Mixité sociale dans les collèges nantais : « les écarts sont inacceptables »

Vice-président du Conseil départemental, chargé de l'éducation et de la politique éducative, Vincent Danis revient pour Mediacités sur les problèmes de mixité sociale auxquels se heurtent certains collèges de la métropole nantaise. Et présente les pistes suivies pour lutter contre la ségrégation scolaire.

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1% d’enfants de cadres dans certains collèges, plus de 65% dans d’autres… le paysage scolaire nantais est marqué par de fortes disparités. Image d’illustration. / Photo by Kenny Eliason on Unsplash

Le Conseil départemental de Loire-Atlantique a adopté mardi 28 juin le nouveau "schéma des collèges", qui fixe les investissements prévus pour la période 2022-2032 dans les 84 collèges publics de Loire-Atlantique. Ceux-ci sont renforcés à hauteur de 52 millions d'euros par an, contre 35 à 40 millions d'euros en moyenne les années précédentes. 

Parmi les objectifs visés : réhabilitation énergétique, renouvellement des actions éducatives avec un accent mis sur le numérique, mais aussi l'amélioration de la mixité sociale et scolaire. Un enjeu majeur dans l'agglomération nantaise lorsque l'on étudie la situation de certains collèges, comme Rosa Parks à Nantes. Sur ce dernier point, Mediacités a interrogé Vincent Danis, le vice-président (gauche) du Conseil départemental, chargé de l'éducation et de la politique éducative. 

Quelle est la situation de la mixité sociale dans les collèges publics de la métropole nantaise ?
Tout dépend de ce que vous entendez par mixité... Il y a un manque principalement dans des collèges défavorisés, comme Rosa Parks [Lire l'enquête de Mediacités sur la ségrégation scolaire au sein du collège Rosa Parks]. C'est là que l'attention doit être portée. Mais le manque de mixité sociale va aussi dans l'autre sens. À Guist'hau, il n'y en a pas non plus, ce qui est un autre souci. Si on parle de mixité sociale dans le . . .

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Temps de lecture : 4 minutes

Par Mathilde Doiezie