Mediacités : Les échecs (probables) d’Anne Hidalgo et, dans une moindre mesure, de Yannick Jadot et Valérie Pécresse au premier tour de l’élection présidentielle vont-il fragiliser les positions des élus EE-LV, PS ou LR au niveau local ?

Frédéric Sawicki : Pas forcément. Depuis une dizaine d’années maintenant, on observe un décalage croissant entre les bonnes - voire très bonnes - performances des partis politiques classiques (le PS, LR, l’UDI, le PC, mais aussi les Verts) au niveau local et leurs résultats au niveau national. C’est encore frappant cette fois-ci : les dernières élections municipales, régionales et départementales ont beau leur avoir été plutôt favorables, tous risquent de se retrouver dimanche soir sans représentant au second tour. Et cela pour la deuxième fois d’affilée ! Ces deux champs politiques – le local et le national – semblent évoluer de manière de plus en plus autonome. Il peut y avoir un ancrage partisan fort au niveau local, s’appuyant sur les réalisations et la notoriété des élus. Ce qui n’empêche pas les électeurs de ces derniers de voter pour d’autres étiquettes lors des élections présidentielles ou législatives. Et je ne vois pas de raisons pour que ce hiatus disparaisse prochainement.   
 
Sur quoi repose-t-il ?         

Ce ne sont ni les mêmes enjeux, ni tout à fait les mêmes électeurs. Même si les instituts de sondage prévoient une abstention importante pour cette présidentielle, elle devrait rester inférieure à celle des dernières municipales ou régionales, qui . . .

L’info indépendante a une valeur

Les journalistes de Mediacités proposent chaque jour des enquêtes et analyses locales exclusives. Sans pub, seuls les abonnements financent notre travail. Aidez nous à renforcer notre indépendance.

Profitez de 24h d'accès gratuit pour lire cet article et tous les autres !

  • Lisez chaque semaine nos nouvelles enquêtes
  • Participez à nos investigations
  • Sans engagement. 60€/an ou 7€/mois

Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer le débat public.
Voir ma déclaration d’intérêts