1/ Quelle est l’ampleur exacte du phénomène ?
Pour l’année 2016, le taux de fraude s’est élevé à 12,9 %. « Un score qui n'avait pas été atteint depuis 1995 », se félicitait la MEL en mai dernier dans un communiqué. En 2015, le chiffre était de 14,4 % ; en 2014, il culminait à 18,3 %. Cette année-là, près d'un voyageur sur cinq circulait donc sans payer ! « Pour en arriver à un tel point, c’est qu’on a laissé la situation se dégrader », confie une source proche du dossier. Le contrat de délégation en cours exige pourtant de l’exploitant un taux inférieur à 10,5 %. En 2013, la collectivité a accepté de hausser d’un point le niveau exigé en tenant compte de l’ampleur de l’écart. Quatre ans plus tard, Transpole s'en rapproche peu à peu.

L’enjeu est d’importance pour le futur délégataire (Transpole-Keolis, candidat à sa propre succession, ou son concurrent Transdev) qui sera choisi mi-septembre par les élus métropolitains. Ceux-ci espèrent toujours parvenir à ramener le taux de fraude dans les transports en commun au niveau de la moyenne nationale – soit entre 8 et 9 %. L’irritation a gagné certains élus lassés des mauvais résultats du réseau lillois mais aussi du non-respect par le délégataire actuel de son obligation de contrôler 3,5 % du total des voyages. Avec 6,6 millions de voyageurs contrôlés en 2015 (un million de plus qu'en 2014), ce taux est désormais atteint.

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