On le connaît pour avoir obtenu la condamnation de l’ancien Premier ministre Pierre Mauroy pour emploi fictif ; plus récemment, il est celui par qui l’affaire de l’attribution du Grand Stade de Lille au géant du BTP Eiffage a ressurgi. Et voici qu’Eric Darques, militant anti-corruption inlassable, a jeté son dévolu sur Val’Hainaut Habitat (V2H). Il espère casser purement et simplement la vente de l’office municipal de Valenciennes, fort de 7 500 logements sociaux, à la SA du Hainaut dont la Caisse d’épargne Nord de France est propriétaire à 18 %. En décembre déjà, Mediacités vous racontait cette affaire au parfum de prise illégale d'intérêts impliquant Laurent Degallaix, maire (UDI) de Valenciennes et... salarié de cette même Caisse d’épargne.

Fin février, Eric Darques a déposé un recours auprès du Tribunal administratif de Lille, dont Mediacités vous révèle la teneur. Le document, très technique, aligne sur 41 pages les motifs qui, selon l’auteur, doivent aboutir à l’annulation de la vente.

Premier argument : c’était à la ville – et non au président de V2H – de prendre l’initiative de la cession, ce qui n’a pas été le cas. Le fait que le maire et le président de V2H soit la même personne n’y change rien. Valenciennes a créé un office public de l’habitat en 1920 et, de ce fait, érigé son service logement en service public. Ce que la ville a créé, elle seule a le pouvoir de le dissoudre en vertu de la r . . .

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