Le dossier d'attribution de la concession de service public (CSP) des transports en commun de Lille-Métropole serait-il maudit ? Déjà ébranlé par une déclaration de procédure infructueuse, obligeant la MEL à reprendre la consultation à zéro en décembre 2016, le marché à 2 milliards d'euros vient de passer par un trou de souris ce jeudi 13 juillet. Le tribunal administratif de Lille a rejeté la requête d'un des deux postulants à l'exploitation des bus, trams et métros de l'agglomération, la société Transdev, qui demandait l'annulation de l'intégralité de la démarche d'attribution de contrat. Simple manoeuvre d'une entreprise destinée à déstabiliser son concurrent, à savoir la société Keolis, l'actuel concessionnaire du réseau ? Non, la faille vient de la MEL, censée observer tout cela avec hauteur et distance : telle un antiquaire tremblant en manipulant un vase Ming et finissant par le lâcher, la Métropole a transmis à Transdev des informations sur l'offre de sa rivale ! Une incroyable erreur d'aiguillage reconstituée par le Tribunal administratif dans son ordonnance.
Erreur sur la clé USB
Le 19 mai, la MEL a envoyé un courrier aux deux parties leur demandant de produire leurs « offres finales ». Une clé USB était jointe au courrier. Le 23 mai, Transdev a accusé réception de ce pli tout en informant la MEL de la présence sur la clé USB d'un dossier de fichiers informatiques intitulé « Keolis » contenant des éléments de la proposition de cette entreprise. On imagine la tempête dans les services de la rue du . . .

Cet article est réservé à nos abonnés, pour lire les 25% restants de l'article :
Découvrez Mediacités gratuitement pendant 24h !
En renseignant votre e-mail, vous acceptez de recevoir nos newsletters (2 par semaine) et des offres d'abonnement.
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.