"Pour sauver un paysan, mangez un végan » : les banderoles de la Coordination rurale ne font pas dans la dentelle. Un peu partout en France, le 26 septembre dernier, le syndicat agricole organisait une riposte à 269Life Libération animale. « Face aux associations animalistes, nous ne devons pas laisser le terrain vide », revendique Michel Manoury, responsable de la section viande. La Coordination rurale a ciblé les endroits où 269Life avait organisé ses « Nuits debout devant les abattoirs », des événements pour « la fin de toute exploitation animale ». Dans la région, le site de La Talaudière, au nord de Saint-Etienne, propriété du groupe coopératif Sicarev, en fut l’un des théâtres.

Devant l'abattoir de La Talaudière (Loire). photos : Coordination rurale / 269Life

Riposte, contre-riposte : un mois après les manifestations du syndicat agricole, les activistes de 269Life sont de retour à La Talaudière. 70 d’entre eux occupent pendant vingt-quatre heures le toit de l’abattoir, qui stoppe momentanément son activité. Actions des uns et banderoles des autres témoignent de l’ambiance électrique qui règne au sein d’une filière viande en difficulté, mise sur le grill par les mouvements animalistes.

« Nous nous attaquons à un système et voulons mettre en lumière ces lieux [les abattoirs] que personne ne voit, martèle Tiphaine Lagarde, co-présidente de 269Life. Tenir un petit stand sur le marché le samedi ne suffit plus. Il faut frapper fort. » Avec son discours radical, cette doctorante en droit de 34 ans s’est imposée depuis un peu plus d’un an comme l’une des nouvelles figures de l’antispécisme.

Antispécisme ? Cette notion désigne le mouvement de rejet de toute discrimination en fonction . . .

Cet article est réservé à nos abonnés, pour lire la suite de l'article :
Découvrez Mediacités gratuitement pendant 24h !
Abonnez vous à partir de 1€/mois.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.