Lorsque son bilan sur la sécurité est remis en cause, Jean‐Luc Moudenc s’arcboute sur les chiffres. Lors du débat d’avant premier tour, organisé le 6 mars par Sud Radio et La Dépêche, le maire sortant s’est livré à une petite passe d’armes avec le candidat RN Julien Leonardelli. « Il y avait 21 caméras en 2014, il y en a aujourd’hui 710. Il y avait 165 policiers municipaux, il y en a 390. Pendant ce temps, M. Leonardelli, vous étiez à Fronton, vous n’avez pas suivi l’actualité toulousaine. Je vous fais un cours de rattrapage », ripostait d’un ton professoral, celui qui veut installer une caméra dans chaque rue de la commune.
Loin de la promesse de 430 policiers fin 2026, ce chiffre officiel est répété à longueur de temps. Faute de mieux, les listes concurrentes l’utilisent comme base de travail pour estimer leurs propositions. Seul hic, selon un document interne recensant les effectifs de police municipale au troisième trimestre 2025, le compte n’y est pas. Mediacités dénombre seulement 368 municipaux et non 390 (voir méthodologie). « C’est, tout de même, une brigade de moins que ce qui est annoncé », commente une source interne.
Contactée, la mairie maintient son chiffre affirmant que notre document est nul et non avenu. Elle refuse pour autant de rendre publique la liste des effectifs alors que celle‐ci est communicable à toute personne qui en fait la demande.
Un policier de terrain pour 8 000 habitants
Le constat est encore moins flatteur lorsque l’on s’intéresse aux effectifs de terrain. Dans