Rétropédalage. Ce 3 juin 2015, sur les ponts de la Loire, au pied du château des ducs de Bretagne, près de 7500 cyclistes défilent lors de la Vélo Parade. Le rendez-vous festif est le point d’orgue du congrès Velo-City, trois jours durant lesquels Nantes s’est auto-couronnée “capitale mondiale du vélo”. Un sacre obtenu « grâce à la mise en place du Plan vélo sur la métropole, qui nous a notamment permis de doubler la part de vélo dans les modes de déplacements sur le territoire », plastronne alors Jacques Garreau, vice-président socialiste de Nantes Métropole, chargé des déplacements doux. Grâce, aussi, au million d’euros déboursé par la métropole pour organiser l’évènement, comme a pu le vérifier Mediacités. Ce qui n’empêche pas la maire Johanna Rolland de prendre la roue de son adjoint et d’ajouter : « plus qu'un mode de déplacement, le vélo est un mode de vie : Nantes première ville au monde de moins d’un million d’habitant à accueillir Vélo-City ».             

 

C’est jour de fête et l’on en oublie la réalité bien cruelle des chiffres… Dans Nantes Métropole, seuls 3 % des trajets sont aujourd’hui réalisés les mains sur le guidon. C’est mieux que les 2 % de 2002. Mais bien moins que les 6 % de 1980, quand le vélo était alors massivement utilisé par les ouvriers et les plus jeunes (> à ce sujet, lire l'interview de Nicolas Mercat) ! Même en considérant que le nombre de déplacements quotidiens à vélo a augmenté de 18 000 en une quinzaine d’années, cette expansion reste loin de celle de tous les autres modes de transports (à l’exception des motos et scooters, en baisse). Des données que confirment les travaux de l’INSEE.

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