Sourire vissé à la mâchoire, tutoiement et anglicismes faciles, vélo électrique, baskets et lunettes profilées... S’il devait n’y avoir qu’un élu pour personnifier la Nantes gentrifiée et surconnectée, ce serait lui. Francky – ou Franckie pour l’administration – Trichet, 48 ans, adjoint au maire de Nantes, chargé de l’Innovation et du Numérique, délégation en copier-coller de sa vice-présidence en charge du numérique de cette université de Nantes dont il provient, comme enseignant et géo trouve-tout de la “tech”. « Sympa », « optimiste », « dynamique », ces qualificatifs laudateurs reviennent dans toutes les bouches, même les plus amères.                       

Trichet insta

En à peine un mandat municipal, ce bleu en politique s’est rendu indispensable à la socialiste Johanna Rolland. Au point que beaucoup le pensent en « numéro 3 de facto de la mairie », derrière l’indéboulonnable Pascal Bolo, premier adjoint qui tient encore les cordons de la bourse. « C’est simple, dans les bureaux de la Ville ou de la Métropole, on le voit tout le temps. Même Bolo n’est pas aussi présent, rapporte un cadre de Nantes Métropole, Quant à l’extérieur c’est bien simple : Trichet est partout. Soit il est sur la photo, soit c’est lui qui la prend. »

Même dans les rangs de l’opposition de droite, on reconnaît autant ses qualités que son influence : « À titre personnel c’est quelqu’un que j’apprécie, décrit ainsi Guillaume Richard. Il fait du bon boulot, au sens où il dynamise la filière du numérique. Ce que je regrette, c’est que cette filière soit totalement politisée et clanique. C’est la bande à Trichet ou même plutôt la bande à Johanna », ajoute le conseiller municipal (LR) en pensant à l’omnipotente Cantine numérique. Paradoxalement, c'est au sein de certaines franges de la majorité municipale et métropolitaine que l'on trouve des voix discordantes. « Comme il brille, il est intéressant à avoir dans un casting. Mais politiquement, je suis plus sceptique, juge ainsi Julie Laernoes, vice-présidente (EELV) de Nantes Métropole, chargée de la transition énergétique. Avec lui, l'innovation et le numérique, qui devraient être des moyens, deviennent des fins en soi. Mais l'économie sociale et solidaire crée plus d'emplois sur la métropole que ces deux secteurs. »

https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2019/03/07/startup-nantaise-ton-univers-impitoyable-episode-1-wannabeastartupper/

Du côté de l’Université, un responsable de master décrit un vice-président qui a « carte blanche et [qui] fait ce qu’il veut. C’est open bar. Aux yeux de la présidence [Olivier Laboux, depuis 2012, ndlr], c’est Dieu sur terre. À un moment, on se demande même si ce n’est pas lui qui dirige l’Université… » Exagéré, sans doute – Francky Trichet ne siège pas au conseil d’administration de l’établissement, par exemple – mais révélateur de la place qu’a pris dans l’institution « Numeric Man », surnom inventé par le dessinateur Frap dans Presse-Océan.                       

Nantes obtient le label French Tech le 13 novembre 2014 c FRAP-Presse Océan
Dessin signé du dessinateur Frap, paru dans les pages de Presse-Océan en novembre 2014, à l'occasion de l'obtention par Nantes du label French Tech. (c) Frap / Presse-Océan.

Chef de bande (passante) et de réseaux

Attablé dans un café où il répondra à nos questions deux heures durant, lui préfère sourire de la caricature. Sans louvoyer quand on l’interroge sur ses envies pour les municipales de 2020 : « Je veux continuer à travailler sur l’attractivité, le développement économique et les relations internationales de Nantes, de manière transversale, réfléchit-il à haute voix. Après, je pourrais m’adapter à d’autres choses... » Plus que jamais au service de Johanna Rolland donc, à propos de laquelle le conseiller métropolitain décrit un coup de foudre professionnel mutuel, il y a cinq ans, sans engueulade depuis. « Via Trichet, les entrepreneurs ont directement accès à Johanna Rolland. Ils ne vont pas s'embêter à passer par d'autres », confirme - autant que persifle - un élu socialiste. 

Celui qui a débuté par un site web auto-développé sur le surf (1997) affiche désormais autant d’abonnés sur Tweeter que Laurence Garnier, pourtant opposante municipale (LR) numéro 1. Sa présence tous azimuts sur le net ? « Dont acte. Mais je m’affiche pour faire le récit de l’innovation, de la science et du numérique à Nantes. Et aussi par ce qu’on vient me chercher. J’assume de valoriser pleinement ceux qui font le numérique. » Le maître de conférences s’y attèle à grands coups de #mots-dièses à la Ville, à la Métropole comme à l’Université, effaçant de la mémoire collective - et même de la sienne - qu’il a eu un prédécesseur . « Parfois il est trop enthousiaste, mais c’est son boulot de l’être. Je n’ai pas le souvenir d’une affaire dans laquelle il ait complètement "merdé". C’est un excellent politique », loue Quentin Adam, un proche, qui dirige la start-up Clever Cloud.                       

« Il est très méticuleux dans l’entretien de ses relations avec les têtes de réseaux de l’écosystème numérique. Clairement, il n’a pas de concurrence sur son créneau politique et il sait bien l’occuper », cisèle Mathieu Le Gac, PDG du Startup Palace, accélérateur avec lequel ça aurait pu précisément "merder". L’arrivée en 2015 de ce nouvel acteur, un brin cavalier et plus libéral, avait suscité quelques jalousies locales. Calmées par le départ forcé l’été dernier d’un de ses cofondateurs (et ex-PDG) Antoine Dumont et les efforts diplomatiques de Francky Trichet : « L’écosytème ne doit jamais se fissurer », martèle-t-il alors en coulisses.

Une méthode expérimentée du temps où Francky Trichet se consacrait exclusivement à sa carrière académique. De ses débuts à l’IUT de Nantes, en 1989, plusieurs anciens acolytes de labo se souviennent de son don pour repérer les gens avec des potentiels intéressants et les faire travailler au mieux selon sa vision stratégique de la recherche : quelles innovations pour quelles retombées ? Pour Frédéric Fürst, son ancien thésard désormais maître de conférences à Amiens, « il est capable de s’adapter rapidement. Ce n’est pas quelqu’un qui, comme d'autres, s’encroûte dans son domaine ». D’autres font la moue quant à ses qualités scientifiques intrinsèques, ironisant, pour schématiser, sur sa capacité à faire passer « des trucs basiques pour d’incroyables inventions », dixit un collègue d’université. On est jamais loin, en tous cas, de la querelle des anciens contres les modernes.

Ce qui interroge surtout, c’est le côté "hyperactif polymorphe" du personnage. « Quand vous travaillez 80 heures par semaine, ça passe large, répond du tac au tac Trichet. Oui, je suis un boulimique de travail parce que, pour moi, il n’est ni pénible ni harassant. Et puis j’ai des équipes formidables. » Renseignement pris, l'élu s’avère plutôt pointilleux - voire carrément cassant - avec ses collaborateurs. Du genre à pinailler maladivement sur un PowerPoint de présentation ou à houspiller sèchement les petites mains de la Ville au moindre faux-pas. « J’ai un défaut : je laisse rien passer, je suis trop exigeant. Mais je me soigne et ce mandat m’y a aidé », concède-t-il avant même qu’on aborde le sujet avec lui, comme dans une caricature d’entretien d’embauche.

Johanna Rolland, Olivier Laboux et Francky Trichet lors d’unevisite des ex-Halles Alstom en mars 2019 © Thibault Dumas2
Johanna Rolland, Olivier Laboux et Francky Trichet lors d'une visite des ex-Halles Alstom en mars 2019 / Photo : Thibault Dumas.

« Les gars, je réalise mon rêve de gosse »

Avec quelle casquette s’exprime t-il quand, par exemple, il guide élus, chefs d'entreprise et journalistes lors d'une visite des anciennes Halles Alstom ? Celle d’adjoint au maire, dont la collectivité finance 100 % du pôle universitaire interdisciplinaire (13,4 millions d’euros ) de ce projet de réhabilitation global d’1,5 hectares à 50,3 millions d’euros (réglés à 85 % par le public) sur l’île de Nantes ? Ou bien celle de vice-président de l’Université, dont 700 étudiants trouveront place dans les lieux ? Un peu des deux, sans doute, dans ce curieux mélange des genres dont il a fait sa marque de fabrique.

Avant même d’être élu, en 2012, Francky Trichet gazouillait déjà son enthousiasme pour ce projet : « Ça va faire boom », tweetait-il. Une fois l’écharpe tricolore en bandoulière, il embrasse littéralement le chantier, pesant de tout son poids pour y imposer une vitrine des enseignements et des innovations numériques de… l’Université – dont celles de son ancien labo iRéalité/Capacités – ainsi que pour y faire venir des étudiants de plusieurs filières, dont une partie sera finalement "trouvé" à La Roche-sur-Yon.

« "Les gars, je réalise mon rêve de gosse" (...) "on va tout hacker [pirater]". Voilà comme il s’exprimait à la présentation du projet, se rappelle une administratrice de l’Université. Il a été bien malin car il a utilisé sa double position pour se mettre en valeur. » Francky Trichet se défend sereinement : « Je le porte, mais en tant que vice-président au numérique à l’Université. Politiquement, c’est Johanna Rolland qui le pilote. Est-ce qu’on peut le percevoir autrement ? Oui. Est-ce que ça a du mauvais [ces deux casquettes] ? Je ne pense pas, car tous les financements étaient déjà faits [à son arrivée]. »

La convention métropolitaine, avec versements des subventions en quatre fois à la clef, date tout de même d’avril 2016, soit environ deux ans après son élection. Plus généralement, l’élu jure ne pas intervenir publiquement sur tout ce qui touche à l’enseignement supérieur et la recherche. L’opposition, d’ailleurs, ne s’émeut guère de ce cumul. « Conflit d'intérêts ! griffe, à l'inverse, Julie Laernoes. On ne peut pas occuper des fonctions électives et s'en servir pour son activité professionnelle. A titre personnel je trouve ça gênant. »

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Francky Trichet dans son labo iRéalité avec le casque Neurokiff en 2013 / Photo : Thibault Dumas

Activités tous azimuts

S’il garde, bien qu’en détachement, un temps d’enseignement de quatre heures chaque vendredi matin (« j’adore ça »), notamment sur le management de la créativité, Francky Trichet avoue avoir « totalement abandonné » la recherche et ses applications. Le nombre de ses publications scientifiques, déjà sur la pente descendante, stagne à zéro depuis 2014. Adieu aussi, en théorie, les QR codes sur les bouteilles de vins, le casque connecté qui décuple les goûts (il continue à en faire la réclame), l’immersion dans des paysages à 360 degrés ou l’analyse des données, son dada depuis son mémoire sur les prédictions du loto sportif jusqu'à sa thèse consacrée, pour résumer, à « l’explicabilité des processus de l’intelligence artificielle ». Il a d’ailleurs, nous indique t-il, abandonné son poste de responsable scientifique au sein de Capacités SAS, filiale d’innovation et de partenariats privés de l’université de Nantes. Mais garde un rôle de conseiller scientifique « pas rémunéré à ce jour », précise t-il.                       

Ne reste donc, de sa déclaration d’intérêts initiale, que son salaire mensuel d’enseignant (3200 euros nets plus 320 euros de prime pour sa vice-présidence) auquel s’ajoute sa double indemnité d’élu (1880 euros nets). Pourtant la couleur chercheur-entrepreneur lui va toujours bien au teint et beaucoup fantasment sur des placements financiers à droite ou à gauche dans l’univers des start-ups. Un songe persistant dans l’univers digital nantais depuis la polémique locale autour de l’accélérateur privé Imagination Machine, en 2017. « Je n’ai aucune action, rien, je vous rassure », balaye t-il. Après recherche approfondie, impossible de lui trouver la moindre responsabilité entrepreneuriale. Quant aux brevets, on n’en déniche qu’un seul à son nom (un vieux dépôt pour un schéma de stockage de données). Une vaine quête qui déclenche un éclat de rire de l’intéressé : « Moi ? Je rêve surtout d’investir dans des magasins de surf ! »                       

La genèse de "Numeric Man"

La mer, les vagues qui aimantent et qui, à la fin des années 1980, firent louper son bac au lycéen d’alors, au grand dam de ses parents. À 15 kilomètres de la côte vendéenne, on trouve la commune de Moutiers-les-Mauxfaits, 2000 habitants. Ses parents habitent toujours sur place, tout comme l’une de ses deux sœurs, infirmière (il a aussi deux frères). Une mère qui faisait des gardes d’enfant, un père maçon, tous deux issus d’une lignée de gens qui travaillent la terre. « Les Trichet, ce sont des gens du coin forts sympathiques, travailleurs et sincères », déroule d’une voix rauque, Pierre Perez, premier adjoint au maire de la commune, qui décrit le rejeton comme « une tête bien faite, quelqu’un qui a toujours percuté  ».

« J’ai passé mon enfance dans l’eau, sans beaucoup d’argent dans ma famille mais avec une vraie simplicité dans le bonheur. Tout ce territoire, c’est ma zone de ressourcement », condense Francky Trichet, aujourd’hui marié et père de deux enfants. Outre la voile et le surf, l’adolescent aime les mathématiques. À défaut d’une prometteuse carrière de footballeur, un temps envisagée, le métier de kinésithérapeute lui semble un bon compromis entre sport et science. Mais tout change avec l’achat, partagé avec l’une de ses sœurs, d’un ordinateur Thomson TO7. La genèse de « Numeric Man »…

Voilà qui explique le côté geek. Mais d’où vient son engagement politique ? Les valeurs familiales penchent vers le travail (sans se plaindre), la générosité et l’altérité. « Ça n’a jamais été quelqu’un du genre syndicaliste qui va crier dans les couloirs mais il a toujours eu des idées et des principes plutôt marqués à gauche », éclaircit Frédéric Fürst, qui a travaillé avec le chercheur à l’Université.

« Il n'a pas tous les codes de la politique »

Non-encarté, Trichet revendique des « valeurs de gauche tendance social-démocrate » (DSK ne lui déplaisait pas), mais fuit les guerres picrocholines du Parti socialiste ou de La République en Marche comme la peste et le choléra. « Il n’a pas tous les codes de la politique, ce qui lui attire des inimités, notamment dans son propre camp, abonde Quentin Adam, le PDG de Clever Cloud. Chez les socialistes, ça énerve parfois beaucoup de voir un non-membre du PS avoir une telle place. Pour moi, c’est de la petite politique Muscadet pas très intéressante à l’échelle des enjeux du numérique, qui sont globaux. »

Ces caractéristiques feront-elles buter un jour Francky Trichet sur un plafond de verre ? « Ça va le limiter, c’est sûr, estime Jacques Carroget, militant PS historique et vigneron, avec qui Trichet partage la passion du vin naturel. Il y a certains postes qu’on ne peut obtenir qu’en étant encarté. Mais il le sait et s’affiche proche de Johanna Rolland. En plus, il a d’autres chats à fouetter ! »

Lors de la présidentielle de 2017, "Numeric Man" apporte son soutien à Emmanuel Macron, « au vu du contexte politique national inédit », en compagnie des élus nantais Aicha Bassal et Ali Rebouh. « En Marche ? Jamais ! », martèle aujourd’hui un Francky Trichet, dont l’expression publique oscille entre photo lors d’une visite de l'ex-ministre de l’Economie ou de l’actuel président et critiques de certaines mesures macroniennes (fin des contrats aidés et relation de l'Élysée avec les maires). « C’est quelqu’un de très fidèle à Johanna Rolland. Je ne le vois rien faire contre elle », tranche Simon Robic, figure du numérique nantais et adhérent LREM.

Les rumeurs lui attribuant une mission gouvernementale – sur l’intelligence artificielle - voire un secrétariat d’État ? - forcément numérique – reviennent pourtant régulièrement. « Il était pressenti à l’automne, au moment du remaniement [du 16 octobre 2018], mais ça ne s’est pas fait », croit savoir une source métropolitaine. Ce qui ne surprend pas le directeur du Start-up Palace, Mathieu Le Gac, « Il vise plus haut, mais où ? À un moment j’ai pensé qu’il cherchait un poste national au CNN [Conseil national du numérique, ndlr] ou comme directeur de la French Tech ». A une époque, il multipliait les déplacements parisiens et menait une réflexion globale sur le numérique via son collectif Naonedia.

Lancé en juin 2018, autour de l’intelligence artificielle et de l’éthique, Naonedia regroupe pas moins de 56 start-ups, grandes entreprises ou organismes publics implantés à Nantes – « je le lâche petit à petit », promet l’intéressé. Le recentrage sur la Cité des ducs de Bretagne semble aujourd’hui évident pour un élu qui donne le sentiment de porter seul l’important partenariat économique qui grandit avec Montréal et Québec .                       

Jusqu'où ira Francky Trichet ? « Il a de l’ambition et de l’exigence pour sa recherche, pour sa politique, mais c’est pas un ambitieux au sens où il est prêt à écraser tout le monde pour monter les échelons », assure Jacques Carroget, l’ami viticulteur. Francky Trichet refuse le qualificatif d'ambitieux qu'on lui accole souvent... sauf si l’on y adjoint l’adjectif tranquille et qu’on note son refus d’être bridé par quiconque. « Pour être franc, je n’ai aucun plan. Je fais Montréal ou le Nantes City Lab [des expérimentations dans l’espace public, ndlr] parce que je m’éclate. Si ça me permet d’avoir d’autres fonctions ensuite, tant mieux ! Mais ça n’est pas un objectif en soi. Quand vous regardez mon parcours depuis que je suis tout petit, j’ai pris ma chance à chaque étape. » À croire que la chance lui sourit souvent.

Nous avons sollicité une quinzaine de personnes pour ce portrait. Suffisamment rare pour être noté, aucun interlocuteur n’a refusé de parler de Francky Trichet, la plupart se montrant très disserts à son sujet – signe d’une influence grandissante ? Seules exceptions : Johanna Rolland et Olivier Laboux, respectivement maire de Nantes et président de l’Université de Nantes. Les services de communication des deux entités nous ont expliqué qu'il n’était pas aisé pour eux de s’exprimer publiquement sur un membre de leur équipe.

Thibault Dumas
Franco-américain, je suis journaliste professionnel à Nantes depuis plus de dix ans, en radio puis en presse écrite, comme pigiste désormais. Je collabore avec Mediacités, édition nantaise, depuis la préparation de son lancement, en 2017. Je n'ai pas de spécialité en tant que telle mais j'enquête plutôt (seul ou en équipe) sur les montages fiscaux (Waldemar Kita, FC Nantes, Manitou, etc), la politique sous toutes ses formes, le social (Le Confluent, Centrale Nantes, Beaux-Arts de Nantes, etc) et un peu d'écologie (déchets, éoliennes de Nozay, etc). Pour me contacter : thibault.dumas@mediacites.fr.