La mairie défend le bilan de sa réorganisation des centres socioculturels toulousains

Il aura fallu trois mois à la mairie de Toulouse pour répondre à nos questions sur la réorganisation des centres socioculturels. Dans notre article du 28 juin, nous expliquions comment celle-ci avait engendré de nombreux arrêts maladie et de la souffrance au travail pour les 300 agents de la direction de l’animation socioculturelle de Toulouse.

Relire notre article : L'audit qui dézingue la réorganisation des centres socioculturels à Toulouse

Contactée dès le 20 avril, la municipalité avait préféré garder le silence. Elle nous a finalement adressé des précisions dans un courriel daté du 27 juillet dernier . Selon la collectivité, la réorganisation de la Direction de l'animation socioculturelle (Dasc) s'est faite dès 2016 « sur la base d'un diagnostic réalisé après plus de 50 entretiens individuels et collectifs avec les agents de la direction ». Élaborée pendant deux ans, cette réorganisation a eu pour point d'orgue une réunion à la salle de la Brique Rouge à Empalot en novembre 2017 et non en 2018 comme nous l'indiquions dans notre article. Dont Acte.   

Selon la mairie, l’opération « a généré la création de nouveaux postes qui ont fait, en toute transparence, l’objet d’appels à candidatures. La mobilité a donné l’opportunité à des personnes en poste depuis de nombreuses années (plus de 20 ans pour certaines) d’appréhender de nouvelles fonctions ou de découvrir de nouveaux environnements de travail en changeant de centre par exemple ». La municipalité estime que « aujourd’hui, les agents de la Dasc sont montés en compétences » et que « la nouvelle organisation a rétabli plus d’équité de traitement entre eux et redonné du sens aux actions publiques par la clarification de son périmètre d’intervention, au service de tous ».

À contre-courant de l’avis des nombreux agents interrogés lors de notre enquête, ce satisfecit municipal colle mal avec la réalité décrite par une note de service, datée du 17 juin dernier, dont nous avons eu connaissance. Comme nous le révélions précédemment, de nombreux événements ont été annulés cet été sur le secteur du centre culturel Bellegarde (Toulouse est) du fait de la multiplication d'arrêts maladie dans ce service.

Sur les causes de ce malaise généralisé, la mairie est d'ailleurs moins loquace dans sa réponse. Elle reconnaît seulement que « pour accompagner ces changements qui ont pu perturber certains agents, la Collectivité, via le service Santé qualité de vie au travail, a en effet sollicité un cabinet-conseil (Ergotech) spécialisé en ergonomie et organisation pour faire un état des difficultés inter-personnelles rencontrées. Suite à ce diagnostic, un accompagnement a été demandé à Ergotec avec la mise en place de groupes de travail pour se retrouver autour de méthodes de travail communes. » Cela suffira-t-il à résoudre les difficultés dans cette administration ?

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