L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 17/12/2025
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Le plan « places vertes » promis par Martine Aubry lors de la campagne 2020 consiste en la végétalisation de plusieurs places lilloises. Son programme en cite plusieurs : Maréchal Leclerc, Rihour, Philippe Lebon, des Reignaux, Casquette, Madeleine Caulier, Jeanne d’Arc, Maurice Schumann, Maréchal Vaillant ou encore du Square Morisson.. 

Mediacités fait le point à la fin du mandat. De nombreuses places ont en effet subi d'importants travaux de rénovation et sont désormais plus « vertes ». Voici ce qu'il en est : 

-La place du Maréchal Leclerc est en passe de devenir « un grand parc public » de 6800 mètres carrés. Les travaux ont débuté fin septembre 2025 et devraient s'achever au printemps 2026. Ce parc sera clôturé et fermé la nuit, sur le modèle de Jean-Baptiste Lebas. 

-La place Rihour reste aujourd'hui très minérale. La Ville aurait pu profiter des travaux de réfection de voirie lancés en 2023 pour envisager des travaux, mais a visiblement abandonné cette partie du projet. 

-Les transformations de la Place Philippe Lebon sont déjà bien visibles. Une partie de la chaussée a laissé la place à des espaces verts. De nouveaux arbres vont être plantés. Les travaux, toujours en cours, doivent également s'achever au printemps 2026. 

-La place des Reignaux a été piétonnisée en 2022 afin de devenir plus apaisée, mais n'a pas été verdie. Le maire de quartier de Lille-Centre Franck Hanoh expliquait vouloir donner plus de places à des animations et évènements, sans évoquer de projet d'aménagement spécifique. 

-La Place Casquette a effectivement été réaménagée, pour accueillir de nouveaux terrains de pétanque et un pourtour plus végétal. 

-Les travaux de la place Madeleine Caulier ont démarré en février 2025 et devraient s'achever au printemps 2026. Elle devrait être complètement métamorphosée pour laisser la part belle aux espaces verts, avec des zones sauvages, des aires de jeux et une « zone de brumisation pour se rafraîchir en cas de pic de chaleur ». 

-Les travaux de la place Jeanne d'Arc sont terminés et ont laissé place à plus de verdure et d'espaces pour les mobilités douces. La statue de Jeanne d'Arc a été nettoyée et déplacée au centre. 

-La place Maurice Schumann n'a pas connu de travaux d'ampleur au cours du mandat et n'a pas été verdie. Idem pour la place Maréchal Vaillant et le square Morisson. 

Avec cinq places effectivement métamorphosées et cinq places dont la promesse semble avoir été abandonnée depuis le début du mandat, nous classons cette promesse comme en partie appliquée. 

 

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Renforcer la présence humaine au pied des immeubles

Mairie Sécurité
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 09/02/2026
Dans le programme qu’elle a présenté aux Lillois lors des dernières élections municipales, Martine Aubry a promis de « renforcer les présences humaines rassurantes au pied des immeubles touchés par les trafics ».

Interrogée, la Ville de Lille explique que les effectifs des agents de liaison et de médiation sociale (les médiateurs municipaux) ont augmenté de deux personnes depuis 2020, passant de 14 agents à 16 agents (11 agents titulaires, 3 adultes relais, un coordinateur et un coordinateur adjoint). La Ville de Lille ajoute qu'elle finance également chaque année via le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) des associations de prévention, à hauteur d'environ un demi-million d'euros par an. Parmi les associations soutenues par la Ville, les clubs de prévention tels qu'Itinéraires, permettent d'accentuer la prévention sur le terrain. Ceux-ci sont néanmoins touchés de plein fouet par le recul des financements de l'Etat et du Département ces derniers mois et contraints à des réorganisations internes de leurs effectifs.

Des moyens qui restent nettement insuffisants pour mailler le territoire jour et nuit afin de lutter contre le trafic de stupéfiant, qui reste préoccupant à Lille. Le manque d'effectif a notamment animé le Grand débat des municipales organisé par des associations étudiantes le 21 janvier 2026. Arnaud Deslandes a lui-même concédé qu'il fallait déployer davantage de médiateurs de rue « notamment la nuit ». La candidate insoumise, Lahouaria Addouche, qui a elle-même travaillé dans un club de prévention lillois regrette également que les postes de médiateurs sociaux soient globalement « des contrats précaires de trois ans qui ne permettent pas de créer du lien avec les habitants ». 

Au vu de ce constat, nous considérons cette promesse comme non tenue. 

Contrôle renforcé de la location type AirBnB

Mairie Logement
Promesse tenue
Mis à jour le : 06/02/2026
Comme beaucoup de grandes villes françaises, Lille est touchée par la prolifération de logements en location sur Airbnb, ce qui aggrave la pénurie de logements en location longue-durée. En conséquence, Martine Aubry promettait lors de la campagne municipale 2020 un « contrôle renforcé de la location touristique de type Airbnb afin qu’elle n’amenuise pas l’offre de logements familiaux disponibles et préserve la qualité de vie dans les résidences ».

Depuis l’été 2020, trois agents municipaux sont spécifiquement dédiés à une mission de contrôle des logements sur Airbnb, comme l’expliquait Mediacités dans un décryptage paru en 2022. « Vu la masse de données à analyser, ce n’est pas facile », reconnaissait l’adjointe à l’Habitat Anissa Baderi ».

Depuis le 1er avril 2024, les propriétaires souhaitant proposer une résidence secondaire sur une plateforme de location à courte durée doivent formuler une démarche visant à obtenir le changement d'usage de leur logement, et « justifier la compensation de cette mutation par la création d'un logement équivalent », indique la Ville. Quand il s'agit d'une résidence principale, le propriétaire doit également s'enregistrer auprès de la mairie de Lille et peut louer ce logement dans la limite de 120 jours par an. En 2024, plus de 2500 logements avaient été proposés à la location comme meublés de tourisme en ligne. 

Fort de ces nouvelles règles, la Ville a fait condamner, pour la première fois, le 21 octobre 2025, le propriétaire d'un logement Airbnb à une amende de 33 000 euros reversée à la commune. Il avait été traduit en justice après avoir été contrôlé par les services municipaux, qui avaient constaté que le bien était abusivement loué. A cette occasion, la municipalité précisait avoir mené 600 vérifications d'adresse et 200 contrôles sur un an (dont une soixantaine de logements visités). « Dès qu'une infraction est constatée, la Ville saisit systématiquement la justice sur la base des procès-verbaux qu'elle dresse », indique le service presse. 

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