L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 30/01/2026
Partager
La Ville de Lille propose depuis longtemps de verdir les façades des habitations ou les rues, à travers un dispositif baptisé "permis de végétaliser". La mairie de Lille peut alors, à la demande des habitants, prendre en charge la création d'une fosse de plantation au pied de la façade dans laquelle le résident peut planter ce qu'il souhaite. Cela nécessite l'accord du propriétaire des lieux. La largeur du trottoir doit également être prise en compte, notamment pour laisser passer les personnes à mobilité réduite. 

La Ville précise que début 2020, Lille comptait 2 024 fosses de plantation. Le dispositif s'est poursuivi au cours du mandat. Entre 2020 et 2025, la Ville a ainsi installé 2 157 fosses supplémentaires : 311 en 2020, 243 en 2021, 438 en 2022, 466 en 2023, 465 en 2024 et 234 en 2025. Au total, la Ville compte donc désormais 4 181 fosses. Sur le mandat, le rythme de 400 végétalisation par an n'a été atteint que durant trois années. 

Concernant les rues, plusieurs d'entre elles ont bénéficié d'une métamorphose paysagère laissant la place à la végétation. Les opposants du maire de Lille considèrent néanmoins que cette métamorphose est inachevée, puisqu'elle concerne essentiellement des artères situées en cœur de Ville, quand certains quartiers comme Moulins ou Lille-Sud manquent encore cruellement de végétalisation. 

Mediacités n'a pas eu accès aux chiffres concernant la végétalisation des toitures. Une prime existe depuis 2010 pour subventionner ce type de travaux qu'ils soient effectués par des particuliers, des associations, des bailleurs sociaux ou des promoteurs privés. La Ville a mis en ligne sur son site une vidéo pour expliquer aux habitants les bienfaits la végétalisation de toitures et les bonnes pratiques à suivre en la matière. 

L’actualité de cette promesse

Recevoir des alertes par e-mail sur l'actualité de cette promesse
Vous avez une information à nous partager sur cette promesse ?

Il n’y a pas encore d’actualité pour cette promesse.

Voir les actualités précédentes

Renforcer la présence humaine au pied des immeubles

Mairie Sécurité
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 09/02/2026
Dans le programme qu’elle a présenté aux Lillois lors des dernières élections municipales, Martine Aubry a promis de « renforcer les présences humaines rassurantes au pied des immeubles touchés par les trafics ».

Interrogée, la Ville de Lille explique que les effectifs des agents de liaison et de médiation sociale (les médiateurs municipaux) ont augmenté de deux personnes depuis 2020, passant de 14 agents à 16 agents (11 agents titulaires, 3 adultes relais, un coordinateur et un coordinateur adjoint). La Ville de Lille ajoute qu'elle finance également chaque année via le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) des associations de prévention, à hauteur d'environ un demi-million d'euros par an. Parmi les associations soutenues par la Ville, les clubs de prévention tels qu'Itinéraires, permettent d'accentuer la prévention sur le terrain. Ceux-ci sont néanmoins touchés de plein fouet par le recul des financements de l'Etat et du Département ces derniers mois et contraints à des réorganisations internes de leurs effectifs.

Des moyens qui restent nettement insuffisants pour mailler le territoire jour et nuit afin de lutter contre le trafic de stupéfiant, qui reste préoccupant à Lille. Le manque d'effectif a notamment animé le Grand débat des municipales organisé par des associations étudiantes le 21 janvier 2026. Arnaud Deslandes a lui-même concédé qu'il fallait déployer davantage de médiateurs de rue « notamment la nuit ». La candidate insoumise, Lahouaria Addouche, qui a elle-même travaillé dans un club de prévention lillois regrette également que les postes de médiateurs sociaux soient globalement « des contrats précaires de trois ans qui ne permettent pas de créer du lien avec les habitants ». 

Au vu de ce constat, nous considérons cette promesse comme non tenue. 

Contrôle renforcé de la location type AirBnB

Mairie Logement
Promesse tenue
Mis à jour le : 06/02/2026
Comme beaucoup de grandes villes françaises, Lille est touchée par la prolifération de logements en location sur Airbnb, ce qui aggrave la pénurie de logements en location longue-durée. En conséquence, Martine Aubry promettait lors de la campagne municipale 2020 un « contrôle renforcé de la location touristique de type Airbnb afin qu’elle n’amenuise pas l’offre de logements familiaux disponibles et préserve la qualité de vie dans les résidences ».

Depuis l’été 2020, trois agents municipaux sont spécifiquement dédiés à une mission de contrôle des logements sur Airbnb, comme l’expliquait Mediacités dans un décryptage paru en 2022. « Vu la masse de données à analyser, ce n’est pas facile », reconnaissait l’adjointe à l’Habitat Anissa Baderi ».

Depuis le 1er avril 2024, les propriétaires souhaitant proposer une résidence secondaire sur une plateforme de location à courte durée doivent formuler une démarche visant à obtenir le changement d'usage de leur logement, et « justifier la compensation de cette mutation par la création d'un logement équivalent », indique la Ville. Quand il s'agit d'une résidence principale, le propriétaire doit également s'enregistrer auprès de la mairie de Lille et peut louer ce logement dans la limite de 120 jours par an. En 2024, plus de 2500 logements avaient été proposés à la location comme meublés de tourisme en ligne. 

Fort de ces nouvelles règles, la Ville a fait condamner, pour la première fois, le 21 octobre 2025, le propriétaire d'un logement Airbnb à une amende de 33 000 euros reversée à la commune. Il avait été traduit en justice après avoir été contrôlé par les services municipaux, qui avaient constaté que le bien était abusivement loué. A cette occasion, la municipalité précisait avoir mené 600 vérifications d'adresse et 200 contrôles sur un an (dont une soixantaine de logements visités). « Dès qu'une infraction est constatée, la Ville saisit systématiquement la justice sur la base des procès-verbaux qu'elle dresse », indique le service presse. 

Pour aller plus loin

Vous aimeriez lire toutes nos enquêtes collaboratives ?

Faites vivre l’investigation locale, soutenez Mediacités

1 / ?