Vous connaissez beaucoup de squats qui organisent des conférences de presse ? Des journées portes ouvertes ? Un goûter de Noël pour les enfants ? Le « squat Russel » était comme ça. Situé au 44 avenue de Muret, à Toulouse, dans un vaste ensemble de bureaux désaffectés, presque 500 hommes, femmes et enfants y avaient trouvé depuis juin dernier un endroit chaud et sûr, à partir duquel reconstruire une vie plus digne que celle des tentes, des dessous de ponts, des camps de fortune, des bords de route et des squats sordides et dangereux.

Un lieu où se renouaient les contacts, se créaient des amitiés, une « maison » pour les familles où, oui, faire la fête était de nouveau possible. « Quand tu as un toit sur la tête, tu es toi-même. Tu peux commencer quelque chose », nous confiait Mamadou, un Guinéen en attente de titre de séjour.            

La quasi totalité des habitants étaient ici des réfugiés au statut précaire, pour la plupart venant d'Afrique subsaharienne, essentiellement de Guinée, Burkina Faso, Sénégal et Cameroun, Mali et Congo, avec aussi quelques familles roms d'Albanie, des Afghans et une poignée de Français sans domicile fixe. 

Au total, 22 nationalités cohabitaient plutôt bien grâce au collectif Russel, une structure créée en décembre 2018 par quelques habitants et bénévoles, autour d'un précédent squat, situé place Henry Russel, à Toulouse, déjà.

La gouvernance de squat, un vrai boulot !
Avenue de Muret, la chambre 129 ne désemplissait pas. C'était . . .

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