Vendredi 3 juillet, le premier conseil municipal de Toulouse a rapidement tourné au règlement de comptes, entre la majorité et l’opposition. Exceptionnellement réuni dans l’imposante salle des Illustres du Capitole, afin de respecter les obligations de distanciation physique, la séance s’est tenue sans public immédiat, celui-ci étant installé dans une salle voisine.

Il est 9h45. Du haut de ses 73 ans, l’aîné des élus, Pierre Trautmann, préside la séance et déclare l’entrée en fonction des 69 membres du conseil municipal, avant de procéder à l’élection du locataire du Capitole. Qui ne dure pas moins de 45 minutes et au terme de laquelle Jean-Luc Moudenc est proclamé maire à la majorité absolue, sous les applaudissements chaleureux de ses colistiers.

Écharpe tricolore en bandoulière, l’édile rend hommage à un ancien élu - Jean Maubec – décédé récemment, avant de remercier ses coéquipiers « engagés avec ferveur dans ce combat si particulier et si long » de la campagne électorale. Dans une volonté manifeste d’enterrer la hache de guerre pour endosser son costume de « maire du rassemblement », Jean-Luc Moudenc salue ensuite Antoine Maurice pour « le combat qu’il a mené avec conviction et dynamisme ». L’édile formule « le vœu que les débats soient emprunts de respect de part et d’autre ».

Concernant son nouveau mandat, il promet de porter son attention sur les « citoyens fragilisés par la crise, encore plus que d’habitude » et de « reprendre, au moins en partie, certains niveaux de proposition formulées par (ses) adversaires » sur le plan environnemental. Il s’auto-congratule au passage de son bilan en . . .

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