Pedro, Hervé, Octovian et les autres, morts dans la rue à Lyon
C’est une liste glaçante, qui rappelle qu’aujourd’hui, en France, on continue de mourir dans la rue. En 2018, le collectif "Les morts de la rue" a recensé 566 décès parmi les « sans domicile fixe ». Pire : ce triste chiffre est en augmentation (511 en 2017). Dans son édition d'aujourd'hui, mardi 2 avril, le quotidien La Croix publie les noms et les âges (quand ils sont connus) des disparus depuis janvier 2018. On y compte 13 Lyonnais ou plutôt « morts à Lyon » : ils s’appelaient Pedro, Octivian, Mario, Hervé ou encore Jean-Pierre. Le plus jeune avait 41 ans, les deux plus âgés 65 ans.   

Au-delà de l’hommage, ce recensement bat en brèche les idées reçues. Les sans abri meurent autant, si ce n’est plus, en juillet qu’en janvier, en septembre qu’en décembre. Et si Paris et l’Île-de-France dans son ensemble déplorent un grand nombre de décès, la liste égrène les noms de petites villes, parfois de villages. Dans la région, le 7 février, David, 42 ans, est mort le 7 février à Replonges (Ain), 3600 habitants. Eric Viguie, 48 ans, en juin, à Chabrillan (Drôme), 700 habitants.

https://youtu.be/6q-QaFdNbiQ

L’écrasante majorité (516) d’entre eux sont des hommes. Ces personnes sont « mortes dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement », détaille le collectif à l’origine du recensement. Le nombre r . . .

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