Bidule_carre_512pxPlainte pour diffamation : Nathalie Perrin-Gilbert ira en cassation

Elle ira jusqu’au bout. Nathalie Perrin-Gilbert a annoncé qu’elle allait se pourvoir en cassation dans le feuilleton judiciaire qui l’oppose à son adjoint Jean-Pierre Bouchard. Depuis un an, la maire (Gram) du 1er arrondissement de Lyon poursuit pour diffamation son ancien compagnon de route, en rupture avec l’édile des Pentes, à qui il reproche un exercice trop autoritaire du pouvoir [Lire le portrait que lui consacrait Mediacités en février dernier].

Au printemps 2018, lors d’une conférence de presse, Jean-Pierre Bouchard (La Manufacture de la cité) avait évoqué les « méthodes d’humiliation et de harcèlement permanent » de la principale figure de la gauche lyonnaise. L’attaque de trop pour « NPG » qui fait condamner le frondeur en première instance. Mais, le 4 juillet, retournement de situation : la cour d’appel de Lyon relaxe Jean-Pierre Bouchard, en retenant l’argument de la « bonne foi ». La cour de cassation devra à nouveau se prononcer sur ce dossier dans les prochains mois. En attendant, l’affaire n’a pas fini d’entraver la démarche de rassemblement de la cheffe de file de « Lyon en commun », la liste d’union Gram-France insoumise pour les prochaines élections municipales et métropolitaines.  


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Collomb vs Kimelfeld : bataille autour d’une page Facebook

Elections 2020La tentative de putsch numérique est racontée par Le Progrès. Entre le 27 et le 30 mai, au lendemain de l’élection européenne, des partisans de David Kimelfeld ont pris le contrôle de la page Facebook « En Marche Métropole de Lyon / Rhône », jusqu’ici aux mains de Caroline Collomb, la référente départementale LREM, mise sur la touche la semaine dernière. Profitant d’un moment de flottement au sein du parti macroniste, les « kimistes » ont modifié les codes d’accès au réseau social et ont mis en avant les actions du président de la Métropole et de ses soutiens, comme le député Thomas Rudigoz. Au grand dam de leurs adversaires « collombistes » qui ont crié au « piratage » dans un mail adressé aux militants locaux, tout en indiquant avoir porté plainte pour « accès ou maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données ». L’entourage de Kimelfeld a beau jeu de regretter « une bêtise de militants regrettable et idiote », l’épisode vient s’ajouter à une longue liste de petits coups bas et de grandes trahisons. Et dire que la période pré-électorale commence officiellement en septembre…


Bidule_carre_512pxKimelfeld vs Collomb : Macron dans le marigot lyonnais

Elections 2020Pendant que leurs sbires se chamaillent la page Facebook d’En Marche, Gérard Collomb et David Kimelfeld ont dû cohabiter pendant 24 heures, de dimanche à lundi. Une séquence ponctuée d’événements avec en hôte de marque Emmanuel Macron. Le baron et l’ex-dauphin se sont d’abord retrouvés dans la tribune présidentielle du grand stade de l’Olympique lyonnais pour la finale de la coupe du monde féminine. Entre les deux, Jean-Michel Aulas, vrai-faux soutien du patron du Grand Lyon [lire L’œil de Mediacités du 25 juin dernier]. Ambiance.

Une fois le trophée remis à la bande à Megan Rapinoe, le président de la République s’est plongé dans le marigot lyonnais. Dîner en tête-à-tête avec son ex-ministre de l’Intérieur à la table de Léon de Lyon. Le premier depuis le départ rocambolesque de Gérard Collomb du gouvernement. Aucune déclaration à la sortie. Suite des tractations au petit-déjeuner le lendemain matin. Cette fois-ci, cela se passe à la Préfecture et c’est avec David Kimelfeld que Jupiter partage ses croissants. Là encore, aucune annonce. Emmanuel Macron « n'a rien laissé transparaître. Il n'a pas apporté de gages, ni d'un côté ni de l'autre », selon « l'entourage du président de la Métropole de Lyon », cité par Le Point. Ces agapes auront en tout cas ridiculisé la Commission nationale d’investiture de La République en marche, censée départager les candidats aux élections locales de 2020…

La suite de la journée s’est avérée plus cocasse. Les trois hommes se sont retrouvés à Villeurbanne, sur le site de Safran, pour célébrer la décision de l’industriel de l’aéronautique d’implanter une deuxième usine dans la Métropole, à Feyzin. Mais la politique politicienne a vite repris ses droits. Une photo de la brochette d’élus locaux et de parlementaires de la majorité présents, tout sourire autour du président de la République, a vite circulé sur les réseaux sociaux. Mais – surprise ! – sur les comptes Twitter et Facebook de Gérard Collomb, le cliché est recadré. Exit « Kim ». 


Bidule_carre_512pxWauquiez s’éloigne des sommets

C’était sa roche de Solutré à lui. Pour la première fois depuis 2012, Laurent Wauquiez ne fera pas sa rentrée politique avec la traditionnelle ascension du mont Mezenc. Depuis sept ans, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes avait fait de ce rendez-vous, savamment médiatisé, un marqueur de son image politique. Chaque fin d’été le voyait en bras de chemise, entouré d’une cohorte d’élus et de journalistes, gravir solennellement les pentes de la montagne de Haute-Loire, en même temps que les marches vers le pouvoir. Mais, après la débâcle des Républicains et sa démission de la tête du parti lors du dernier scrutin européen (8,5%), l’heure est plutôt à la discrétion. « L’ancien patron de LR veut s’astreindre à une cure de silence et se concentrer sur ses dossiers régionaux », note le journal L’Opinion qui a eu vent de l’info. Avec un objectif : conserver la présidence de la région Auvergne-Rhône-Alpes en 2021, pour rester dans la course à la présidentielle. L’histoire ne dit pas si Laurent Wauquiez va aussi renoncer à sa célèbre parka rouge.


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Le vélo, Pierre Hémon et la com' du Grand Lyon 

bidule veloFin juin, l’agence danoise Copenhaguenize a publié son classement bi-annuel des 20 villes les plus favorables au vélo à travers le monde. Sont passés au crible une série de critères, des aménagements cyclables à la promotion de la bicyclette en passant par la planification urbaine (intègre-t-elle ou non la place du vélo ?). Copenhague et Amsterdam squattent le haut du classement. Y figurent trois agglomérations françaises : Strasbourg, Bordeaux, Paris. Et Lyon ? Toujours pas…

Jeudi dernier, nous nous sommes fait l’écho de cette absence depuis le compte Twitter de Mediacités Lyon. Le message n’est pas passé inaperçu du côté de Pierre Hémon. « Ben disons que ce n'est pas l'avis de tout le monde... », nous a rétorqué le conseiller du Grand Lyon chargé des « mobilités actives » en citant un autre classement.

C’était aller un peu vite en besogne… Son « Index » en question distingue les villes qui connaissent la plus forte progression d’activité cyclable. On y trouve Lyon, aux côtés d’Oslo, de Vancouver ou encore de Lille. Mais à y regarder de plus près, on découvre que ce « Top 10 » est réalisé par une société, Eco-Counter, spécialisée dans le comptage des piétons et des cyclistes, prestataire… du Grand Lyon ! De l’art d’être juge et partie. D’ailleurs, le classement d’Eco-Counter ne compare entre elles que les villes où cette agence intervient.

Dans sa communication, la Métropole de Lyon affectionne de mettre en avant le comptage des vélos – 66 compteurs installés. « En un an ce sont 25 millions de passages vélo qui ont été recensés. C’est 10% de plus qu’en 2017 », vantait un communiqué de presse de la collectivité le 24 juin dernier, citant l’index d’Eco-Counter (sans préciser les liens entre les deux). Sauf qu’en matière de politique cyclable, le mètre étalon reste la part modale : quel pourcentage de personnes qui se déplacent choisissent la bicyclette plutôt que la voiture, la marche à pied ou encore les transports en commun. Et sur ce plan Lyon est jusqu’à maintenant largement distancée par d’autres métropoles : d’après des chiffres de l’Insee, 5,9% des déplacements domicile-travail se font en vélo à Lyon, contre 7,3% à Rennes, 11,8% à Bordeaux ou encore 16% à Strasbourg. Nous avions décortiqué tout cela dans une enquête publiée en septembre 2017.

Depuis, le Grand Lyon a continué de développer son réseau de pistes cyclables (791 kilomètres en 2018) ; un millier de nouveaux Vélo’V doivent être installés d’ici à 2020… Reste, pour en mesurer l’efficacité, à attendre la prochaine enquête sur les déplacements au sein du Grand Lyon. Impartiale de préférence.