Bidule_carre_512pxUn élu nantais d'opposition sur la liste LREM aux européennes

C’est la suite logique d’une conversion entamée dès 2017. Élu au conseil municipal de Nantes en 2014 sur la liste d’opposition menée par Laurence Garnier (LR), le Nantais Xavier Fournier figure aujourd’hui en 28e position de celle que présentera La République en Marche aux élections européennes du 28 mais prochain. Ancien collaborateur parlementaire de Bruno Le Maire (2013-2015) et ancien responsable des jeunes UMP, l’actuel secrétaire général du groupe Les indépendants au Sénat avait claqué la porte des Républicains en novembre 2017, « de moins en moins à l’aise avec la ligne politique » du parti, expliquait-il alors à Presse-Océan.

Mardi soir, l’ancien espoir de la droite nantaise s'est déjà fait remarquer. Bien involontairement et pour une raison plutôt insolite. Alors que la présentation officielle de la liste LREM s’avérait plutôt difficile pour le directeur de campagne Stéphane Séjourné, comme le relate Le Point, une bévue s’est aussi glissée dans le communiqué de presse officiel. Ce dernier présente Xavier Fournier comme conseiller municipal de Nantes en… Bretagne. Le Premier ministre Édouard Philippe (auteur d’un lapsus équivalent et remarqué en février dernier) aurait-il lui même rédigé le communiqué ?

 

Bidule_carre_512pxMalgré le fiasco YelloPark, la bonne santé financière du groupe Réalités

« Homérique »… Voilà comment Yoann Joubert, le PDG du groupe Réalités, qualifiait l’année 2018, lors de la présentation des résultats annuels de l’entreprise, le 21 mars dernier. Pourquoi « homérique » ? A cause du projet YelloPark, bien sûr, dont le groupe immobilier a été l’un des principaux promoteurs, avant d’en être subitement évincé par Johanna Rolland en novembre dernier. Et malgré le projet YelloPark, ensuite, puisque cet échec n’a finalement eu qu’un impact mineur sur la santé financière de l’entreprise.

Comme le relevait le site boursedirect.fr jeudi 21 mars, si l’EBITDA (l’excédent brut d’exploitation, en français, soit le bénéfice avant impôts, intérêts, dépréciation et amortissement) du groupe atteint des records (13,9 millions d’euros, soit une hausse de 28,7 % par rapport à 2017) il aurait pu être encore plus élevé sans cette petite aventure footballistico-immobilière (15,8 millions d’euros). L'impact de cette dernière sur les comptes de Réalités s’élève ainsi à 2,4 millions d’euros, selon les chiffres publiés par la société. Une somme finalement relativement modeste quand on la compare aux 133,6 millions d’euros de chiffre d’affaire réalisés par le groupe l’an dernier.

https://www.mediacites.fr/nantes/dossier/yellopark/

 


Bidule_carre_512pxMystère des éoliennes de Nozay : des similitudes troublantes dans la Somme et les Côtes d'Armor

Suite à la publication de notre enquête sur "l’inquiétant mystère des éoliennes de Nozay" mi-février, des lecteurs attentifs de Mediacités, nous ont informé de deux cas analogues, ailleurs en France. Tout d'abord en Picardie (région Hauts-de-France), avec l'agriculteur Yann Joly dont les soucis ont démarré après l’installation de 24 éoliennes à proximité de sa ferme en 2011-2013. Il se trouve au cœur d'une longue bataille judiciaire : « C’est un procès de dix ans au moins. Ma crainte, c’est que la société [exploitante du parc, ndlr] finisse par disparaître, et la responsabilité de celle-ci avec », s'inquiète t-il auprès de nos confrères de L'Action Agricole.

 

Situation approchante dans les Côtes d'Armor, comme le rapporte François Coulon sur Europe 1, cette semaine. Là, l’agriculteur breton Patrick Le Nechet a porté plainte contre X après le branchement d'un champ de panneaux solaires à proximité de son exploitation sur laquelle sont mortes une centaines de vaches sans que les vétérinaires puisse l’expliquer. Même si les responsabilités restent difficiles à établir, on trouve de troublantes similitudes avec le parc éolien de Nozay : surmortalité des vaches, baisse de la productivité et de la qualité du lait, difficultés financières importantes des agriculteurs et finalement soupçons qui se portent sur les liaisons électriques des éoliennes ou des panneaux solaires.

https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2019/02/14/sante-linquietant-mystere-des-eoliennes-de-nozay/

T.D.


Bidule_carre_512pxDeux jours décisifs pour la clinique urologique de Nantes

L’avenir de l’établissement hospitalier spécialisé et de ses 65 salariés se joue aujourd’hui et demain, 28 et 29 mars. Confrontée à des difficultés financières depuis plusieurs années, la clinique de Nantes / Saint-Herblain (l’une des plus réputées de France dans son domaine) avait été placée en redressement judiciaire le 25 avril 2018, avant que le Tribunal de commerce ne valide, le 14 février dernier, l’offre de reprise déposée conjointement par quatre des chirurgiens urologues de l’établissement, un ancien directeur de clinique et l’Institut de cancérologie de l’Ouest (ICO).

On aurait alors pu la croire sauvée. Mais coup de théâtre quelques jours plus tard quand les nouveaux administrateurs apprennent que l’Agence régionale de santé (ARS) ne confirme pas les cinq autorisations (quatre d’activité de soins et une de pharmacie à usage intérieur) que détient la clinique et qui sont indispensables à la poursuite de son activité. Le dossier de reprise prévoyant une poursuite du fonctionnement précédent et le maintien du personnel, la décision de l’ARS pouvait paraître étonnante.

Elle repoussait en tout cas à plus tard la validation du projet. Et plus précisément à aujourd’hui et demain. Aujourd’hui, quand l’ARS statuera finalement sur le renouvellement ou non de ces fameuses autorisations. Demain, quand en fonction de cette décision cruciale, le Tribunal de commerce autorisera, ou non, la reprise de la clinique urologique par l’ICO et ses associés. Deux jours qui conditionnent l’avenir d’un établissement et de ses salariés mais aussi, plus globalement, la richesse de l’offre de soin dans l’agglomération nantaise.

 


Bidule_carre_512pxLa Loire-Atlantique en mal de gynécologues

« Son cabinet recevait des femmes depuis plusieurs décennies, à Nantes. Personne ne le reprendra. » C’est par ces mots que débute le passionnant dossier de Presse-Océan sur la disparition des gynécologues médicaux en Loire-Atlantique, paru dans son édition du mardi 26 mars. A coup de chiffres et de témoignages, le quotidien revient sur la diminution rapide du nombre de ces médecins, dont une bonne part arrive aujourd’hui à l’âge de la retraite mais dont les remplaçants n’ont pas été formés, la spécialité n’ayant plus été enseignée en France entre 1987 et 2003. Le résultat ? Le nombre de cabinets libéraux dans le département est passé de 51 en 2012 à 35 aujourd’hui. Un vrai danger pour la santé des femmes.

carte gynecologues

Avec 9,86 gynécologues (y compris les gynécologues obstétriciens) pour 100 000 habitants, la Loire-Atlantique s’en tire néanmoins un peu mieux que les autres départements des Pays de la Loire. Selon les chiffres publiés en décembre 2017 par Le Monde, elle devance le Maine-et-Loire (8,59), la Sarthe (6,32) la Vendée (6,23) et surtout la Mayenne (4,56). Comme le soulignait alors le quotidien, le phénomène est national. En France, « près des deux tiers [des gynécologues médicaux] en activité ont plus de 60 ans et cesseront leur activité ces prochaines années sans avoir – pour la plupart – de successeur, écrivait les journalistes du Monde. Entre 2010 et 2025, selon les projections de l’Ordre des médecins, la France devrait avoir perdu plus de mille gynécologues médicaux. Ils ne seraient plus que 531 en 2025, contre 1 648 en 2010 ». Inquiétant.

 


Bidule_carre_512pxStart-ups : Saint-Nazaire lâche Nantes pour jouer sa carte perso

La décision devait tomber mardi 26 mars, elle est finalement repoussée au 3 avril. C’est donc à cette date que la presqu’île guérandaise saura si elle peut se targuer d’appartenir à la fameuse « FrenchTech ».

La FrenchTech, kezako ? Un label, décerné par un organisme relevant du gouvernement (la « Mission French Tech ») et attribué jusque récemment à des métropoles reconnues pour leur « éco-système » de start-ups. Comme le relève La Tribune, les agglomérations de Saint-Nazaire (CARENE) et La Baule (Cap Atlantique) bénéficiaient jusqu’à présent du label nantais. Jusqu’à ce qu’une récente réforme leur donne l’idée de s’en émanciper.

Pourquoi ? Parce que « Nantes est très focalisée sur le digital alors que nous utilisons le numérique aux services de l'industrie et avons besoin d'outils qui collent mieux à nos problématiques », explique au journal économique Jean-Luc Longeroche, PDG de Geps Techno, l’une des 70 entreprises impliquée dans la démarche. Curieux. On croyait justement que derrière ce label se cachait justement une belle dynamique d'échange, de collaboration et "d'acculturation réciproque", comme on dit dans le milieu. Jusqu'à un certain point, apparemment.

https://www.mediacites.fr/nantes/dossier/startup-nation/