Bidule_carre_512pxLes écoles nantaises et l'amiante

« Dans les écoles, le tableau noir de l’amiante ». En matière de titres, Libé fait preuve depuis toujours d’un savoir-faire inégalé. Et si celui-ci fait froid dans le dos, l’enquête qui l’accompagne est toute aussi inquiétante. Dans son édition du mardi 4 février, le quotidien dévoile les données d’un fichier interne aux services de l’Éducation Nationale. On y apprend que la majorité des établissements scolaires construits avant 1997 (date à laquelle l’usage du produit a été interdit en France) contiennent encore des fibres toxiques d’amiante. Maternelle, primaire, collège, lycée… Faux plafonds, tuyauteries, dalles de sol… L’analyse de Libération démontre que, malgré de nombreuses alertes, le risque lié à l’amiante est toujours aussi présent dans les écoles. Sur 19 992 établissements interrogés en 2016 (soit un tiers du parc scolaire total), 12 418 avaient fait réaliser un « dossier technique amiante ». Parmi ceux là, 7 261 faisaient état de la présence du matériau, sans que des travaux aient été prescrits dans la plupart des cas (6 121).

Libeamiante

Avec son enquête, Libération propose un outil permettant de vérifier la situation des établissements scolaires de sa ville. Mediacités s’est penché sur le cas de la Loire Atlantique. Dans le département, sur les 402 écoles, collèges ou lycées interrogés, 273 ont fait l’objet d’un diagnostic (DTA). La présence d’amiante a été diagnostiquée dans 212 d’entre eux, 43 ont fait l’objet d’une obligation de surveillance et 13 d’une obligation de travaux.

A Nantes, la présence d’amiante a été détectée dans 112 établissements. Dans 25 cas, une obligation de surveillance a été prononcée et dans 8 une obligation de travaux. Pour chacun d’entre eux, le désamiantage a été réalisé, en partie ou totalement. Tant qu’il est calfeutré, l’amiante ne présente pas de danger direct pour la santé


Bidule_carre_512pxAprès Nantes et d'autres, nouvelle menace sur les aéroclubs

« ADP a déjà doublé les loyers ces dernières années. Avec un éventuel repreneur privé, nous avons peur que cette logique de rentabilité ne soit poussée à l'extrême »… C’est un responsable d’aéroclub qui parle. Interrogé par Le Parisien dans son édition du mercredi 5 février, il s’inquiète de la menace que la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) pourrait faire peser sur une dizaine d’aérodromes franciliens. Au risque de l’inquiéter un peu plus, nous ne pouvons que lui conseiller la lecture d’une enquête publiée dans nos colonnes en novembre dernier. Signée Isabelle Jarjaille, elle décrit comment Vinci Airport, en quête de toujours plus de rentabilité, menace la survie des associations d’aviateurs amateurs, à grands coups d’augmentations de loyer. C’est le cas à Nantes, mais aussi à Clermont-Ferrand ou Chambéry. Ça le sera donc peut-être bientôt en Ile-de-France. Anecdotique ? Pas tant que ça. Comme le confie au quotidien Patrick Monbrun, président du Groupement d'usagers de l'aérodrome de Meaux-Esbly (Seine-et-Marne), « environ 95% des pilotes de ligne ont appris à voler dans un aéroclub »…

https://www.mediacites.fr/complement-denquete/national/2019/11/13/aeroports-de-chambery-a-nantes-vinci-asphyxie-les-aeroclubs/


Bidule_carre_512pxLes aéroports rapportent gros à Vinci, concessionnaire de Nantes-Atlantique

D’un tarmac à l’autre… Mercredi 5 février, le groupe Vinci dévoilait ses résultats annuels. Et ? Et tout va (très) bien pour le géant français du BTP et des concessions (autoroutes, aéroports, etc). Merci. « Porté par ses aéroport », comme le note Les Echos, il enregistre un bénéfice net en hausse de 9,3 % à 3,26 milliards d'euros. Ses concessions aéroportuaires (parmi lesquelles Nantes Atlantique ou encore Rennes Saint-Jacques) ont rapporté 900 millions d’euros de chiffre d’affaire au deuxième opérateur aéroportuaire privé mondial, l’an dernier. Une bien jolie performance dont s’est félicité le PDG du groupe, Xavier Huillard dans un communiqué triomphant : « Vinci a réalisé une année 2019 record, marquée par une activité dynamique tant en France qu'à l'international, une nouvelle hausse des résultats du Groupe et une génération de cash-flow remarquable ». Vous vous demandez comment ils font ? Quelques unes des astuces et des ficelles du groupe pour s’assurer une bonne rentabilité sont à retrouver ici :

Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.