Bidule_carre_512pxL'appel des blessé.e.s de Toulouse 

Ce lundi, une dizaine de personnes blessées à l’occasion des manifestations des « gilets jaunes » étaient réunies au Tribunal de grande instance de Toulouse. Tirs de flash-ball, coups de matraque, toutes se disent victimes de violences policières. Elles ont déposé une plainte, accompagnées par sept avocats dont Maître Claire Dujardin, qui explique la démarche de leurs clients sur le site actu.fr : « Ils vont déposer leurs plaintes individuelles tous ensemble au Tribunal de grande instance. Selon les cas, les plaintes seront déposées contre X pour violences volontaires, non-assistance à personne en danger. D'autres plaintes seront déposées contre le préfet et le ministère de l’Intérieur. »

Dans une publication diffusée sur Facebook, l’avocate partage le « Manifeste » de l’Appel des blessé.e.s de Toulouse. Un document qui recense le nom des victimes et les blessures constatées. L’objectif de cette action ? Agir contre la violence dans les manifestations. Rassemblés lors d’une conférence de presse, les blessés toulousains ont fait part de leurs revendications à la presse, notamment le retrait des policiers non préparés aux missions de maintien de l'ordre et l'interdiction des lanceurs de balle de défense et grenades de désencerclement. Rappelons que, le mois dernier, le ministère de l’intérieur comptabilisait 1000 blessés du côté des forces de l’ordre, contre 1700 chez les gilets jaunes. 


 Bidule_carre_512pxLe CNRS avance contre Alzheimer

Il aura fallu cinq ans de coopération entre les chercheurs toulousains du CNRS et ceux de l’université de Cornell aux Etats-Unis pour aboutir à une découverte qui pourrait permettre, à terme, de ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer. Publiées dans la revue Nature et Neurosciences, le 11 février dernier, les recherches franco-américaines ont mis en évidence l’importance du débit sanguin dans les petits vaisseaux du cerveau au début de la maladie « alors que, depuis longtemps, la maladie d’Alzheimer est classée parmi les maladies neurodégénératives sans origine vasculaire », explique Sylvie Lorthois, une des chercheuses qui a initié ce travail voilà plusieurs années, à France 3 Occitanie. Même si ces travaux ont pour l'instant seulement fait l'objet de tests sur des souris cobayes, ils sont considérés comme une grande avancée scientifique pour combattre Alzheimer.


Bidule_carre_512pxDu glyphosate à Toulouse

Lundi, le conseiller municipal de Colomiers Patrick Jimena, candidat La France Insoumise aux élections législatives de 2017, a publié sur les réseaux sociaux une vidéo montrant des agents municipaux de la ville de Toulouse aux abords du cimetière de Cornebarrieu. Dans cette vidéo, l'un d'entre eux explique qu’ils répandent du glyphosate. Et l'employé d'ajouter : « Ça fait dix neuf ans que j’en passe ». Un peu plus loin dans la vidéo, l’homme affirme qu’il répond aux ordres de la mairie de Toulouse : « On est obligés de le passer, on nous le commande. Comment voulez-vous qu’on refuse ? » La loi Labbé interdit l’utilisation par les collectivités de produits phytosanitaires tel que le glyphosate depuis le 1er janvier 2017. L’article 1 de la loi précise que l’interdiction vaut pour l’État et les collectivités en ce qui concerne l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades accessibles ou ouverts au public. Mais quelques dérogations existent, notamment pour les cimetières et les terrains de sports.

Classé « cancérogène probable » depuis 2015 par une branche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate fait de plus en plus polémique. Patrick Jimena est déterminé à faire part à Jean-Luc Moudenc de son mécontentement devant un tel usage qu'il juge « scandaleux ». Interrogée par Mediacité, la mairie nous a adressé la réponse écrite suivante, que nous reproduisons intégralement : « La loi interdit l'usage par les collectivités territoriales de produits chimiques phytosanitaires pour l'entretien des espaces verts, forêts, voiries ou des lieux accessibles au public. Les cimetières ne sont pas visés en tant que tels. Toulouse Métropole a mis en œuvre le « Zéro Phyto » pour l'entretien de ses espaces publics. Concernant les cimetières, seul celui de Terre Cabade dépasse sa fonction première en étant également considéré comme un lieu de promenade. Le Zéro Phyto y est ainsi appliqué depuis le 1er janvier 2018. Par ailleurs, la loi dispose que pour les cimetières qui ne sont pas utilisés à des fins de promenade, il est encore permis d'y utiliser des produits phytopharmaceutiques. Malgré cela, Toulouse Métropole a mis en place, de manière volontariste, le Zéro Phyto dans 100 % des 8 cimetières de quartier de Toulouse depuis le 1er janvier 2019 : Croix Daurade, Lafourguette, Lalande, Lardenne, Montaudran, Pouvourville, Saint-Martin du Touch et Saint-Simon. Au final, sur 11 cimetières toulousains, 2 sont encore traités par cette méthode, ce que la loi permet : Cornebarrieu et Rapas. Comme le législateur l’indique, il est souhaitable de substituer progressivement l'emploi de méthodes alternatives à l’usage de produits chimiques. C’est, à terme, l’objectif de la Métropole sur ces deux derniers sites. »

 


 Bidule_carre_512pxAude : quand la mine rejette l’arsenic

Longtemps considérée comme la plus grande mine d'or d’Europe de l’ouest, Salsigne a définitivement fermée ses portes en 2004 après plus d’un siècle d’extraction. Connue pour ses 120 tonnes d’or extraites des sols, la zone est aussi un vivier d’arsenic (397 000 tonnes). Autour du site, deux montagnes de déchets, situées de part et d’autre de l’Orbiel, un ruisseau qui rejoint l’Aube. Le phénomène de pollution est perceptible le long des cours d’eau. La « source à Pastis » présente sur la commune de Salsigne en est l’exemple le plus frappant. Nommée ainsi en raison de la couleur de l’eau, elle résulte de la rencontre d’un ruisseau pollué avec un ruisseau « sain ». Le 23 février, Mediapart publiait une enquête mettant en lumière cette pollution en citant les recherches menées par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) qui estime que trois tonnes d’arsenic sont déversées chaque année dans l’Orbiel. Une situation écologique préoccupante depuis la fermeture du site minier, et plus inquiétante encore depuis les inondations qu’a connues la région en octobre dernier.

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