« Notre découverte permet de comprendre comment le virus du Sida se propage de façon beaucoup plus importante chez les personnes atteintes de tuberculose », explique Christel Verollet, chercheuse Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Elle est membre de l'Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale (IPBS), un important laboratoire (CNRS-Université Paul Sabatier, 149 chercheurs permanents) situé sur le campus de Rangueil.


Cette avancée scientifique, détaillée par France 3 Occitanie, est le fruit du travail d'une équipe de quatre chercheurs mené de 2013 à 2017. « Il s'agit d'une première étape à un niveau de recherche fondamentale, prévient toutefois Christel Verollet. Nous travaillons actuellement à mettre en œuvre un dispositif dit d' « organoïde pulmonaire », autrement dit un poumon de poche de taille microscopique, précise la chercheuse. L'idée est d'en filmer la contamination par le virus du VIH après que les cellules aient été infectés par la bactérie de la tuberculose. »

Les budgets se réduisent

Reste pour l'heure à trouver de nouveaux financements. Une première tranche de 150 000 euros a été obtenue auprès de l'ANRS (Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites virales) et de la Fondation pour la Recherche Médicale. « Mais l'ANRS ne nous a pas apporté les fonds pour le salaire de la quatrième année de thèse d'un membre de notre équipe, complète Christel Verollet. Nous n’avons pu fonctionner que grâce à l'apport du Sidaction. Il est de plus en plus fréquent que les budgets d'institutions comme l'ANRS se réduisent ». La thérapie n’est pas attendue avant une dizaine d’années.

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