Immobilier : antidote à la spéculation, l’habitat coopératif peine à décoller

Ni locataire, ni propriétaire… mais les deux à la fois. L’habitat coopératif offre une façon originale de se loger et une parade à la gentrification des centres des métropoles. Las ! Cette alternative reste marginale dans l’agglomération lyonnaise, pourtant précurseur en la matière.

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Immeuble de La Gargousse, rue Montesquieu, dans le 7e arrondissement de Lyon, rénové dans le cadre d’un projet d’habitat coopératif. / © Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Façade en briques noires et balcons blancs. À première vue, rien ne distingue la résidence du Cairn, située face au cimetière de la Croix-Rousse, d’autres immeubles modernes du plateau. Et pourtant… « Pendant le premier confinement, ici, on ne s’est jamais senti seuls. Tous les soirs à 18 heures, on se retrouvait, de loin, pour chanter ou danser depuis les coursives de nos étages », raconte Nicolas Bérut, un des résidents. Bienvenue dans le monde de l’habitat coopératif, une autre façon de se loger, entre propriété et location.

Dans ce monde, le mot spéculation n’a pas droit de cité. On lui préfère l’expression

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Temps de lecture : 13 minutes

Par Elise Moreau