Suivez les promesses de Bruno Bernard et Grégory Doucet à Lyon

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Les promesses phares de Bruno Bernard et Grégory Doucet

Nos journalistes suivent les engagements de la Mairie de Lyon et de la métropole du Grand Lyon sur certains dossiers clés. Ce travail de suivi va durer jusqu’en 2026. Et nous avons besoin de vous : alertez-nous si vous disposez d’une information au sujet de l’une de ces promesses.

2020-09-lyon-promesse-phare-forets
Planter des “forêts urbaines” de 3 à 5 hectares
Mairie + Métropole Environnement
Promesse en partie appliquée
L’analyse de Mediacités

Les Lyonnais n’en finissent plus de suer. Après l’été particulièrement chaud de 2019 pendant lequel le mercure a flirté à plusieurs reprises avec les 40°C, les mois de juin, juillet et août 2020 ont aussi réservé leur lot « d’épisodes caniculaires ». Dans ce contexte, rien de mieux que de planter des arbres pour tenter de faire baisser (un peu) la température et, surtout, de lutter contre le phénomène des îlots de chaleur, comme nous l’expliquions dans une précédente enquête. Combien de « forêts urbaines », les écologistes planteront-ils au cours du mandat ? Leur programme, qui mentionnait aussi 80 hectares boisés sur les Balmes de Fourvière ou un verger municipal par arrondissement [lire les promesses par ailleurs], ne le précisait pas. Une chose est sûre : les Lyonnais jugeront aussi leurs élus, en 2026, à l’étendue de la canopée de la ville.

L’actualité de la promesse
« Forêts urbaines » : les écologistes lyonnais élaguent leurs promesses
Canicule : comment Lyon s’adapte aux chaleurs extrêmes
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2020-09-lyon-promesse-phare-rev
Créer un Réseau Express Vélo (REV) de 450 kilomètres
Métropole Mobilités
Promesse en partie appliquée
L’analyse de Mediacités

Bruno Bernard has a dream… Avec son « REV » (pour Réseau express vélo), le président de la Métropole promet de démultiplier les kilomètres de pistes cyclables. Objectif consigné dans son programme électoral : 450 kilomètres. De quoi favoriser l’usage de la petite reine jusque dans les communes périphériques et pas seulement le long du Rhône. Depuis son élection, l’écologiste a néanmoins nuancé son engagement : au cours de ce mandat, il vise la réalisation des 250 premiers kilomètres de REV. La promesse initiale était donc à comprendre au-delà de 2026… Avec de nombreux cyclistes dans ses rangs - dont le maire de Lyon Grégory Doucet -, la majorité EELV se sait attendue sur le sujet vélo, marqueur par excellence de l’écologie politique en milieu urbain. Si le réseau cyclable s’est considérablement développé (passant de 339 kilomètres en 2008 à 791 kilomètres en 2018, d’après les chiffres de la Métropole), Lyon est encore loin de pédaler autant que Strasbourg où la part modale du vélo atteint les 8% (pour l’agglomération) et 15% (pour la ville). Quand il était co-président de l’association La Ville à vélo, Fabien Bagnon, devenu vice-président de Bruno Bernard chargé « des mobilités actives », défendait, dans Lyon Capitale, que le Grand Lyon pouvait viser 10% de parts modales d’ici à 2026. À lui de jouer maintenant !

L’actualité de la promesse
Par où passeront les « autoroutes à vélos » du Grand Lyon ?
Vélo : le « REV » promis à Vaulx-en-Velin et Saint-Fons… mais pas pour tout de suite
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2020-09-lyon-promesse-phare-transports
Investir 3 milliards d’euros dans le développement des transports en commun
Métropole Mobilités
Promesse en partie appliquée
L’analyse de Mediacités

Voilà une promesse que Bruno Bernard mettra lui-même en œuvre. Contrairement à l’engagement des écologistes de mettre fin aux situations de cumul, le patron de la Métropole a décidé, au lendemain de son élection, qu’il présiderait aussi le Sytral, le puissant syndicat des transports en commun. À ce poste, il envisage de doubler l’effort d’investissement dans les bus, métros ou tramways qui s’élevait à 1,4 milliard d’euros pour le mandat 2014-2020. « Notre objectif est d'investir de l'ordre de 2,5 à 3 milliards d'euros », a précisé le président du Sytral lors de son installation. Pour quoi faire ? Dans les cartons des Verts : des nouvelles lignes de bus, dont certaines en site propre, des télécabines du côté de Francheville ou de Sainte-Foy-lès-Lyon, les tramway T7 (entre Lyon et Vaulx-en-Velin) et T8 (« tramway-rocade » dans l’Est lyonnais), le prolongement des métros B et D, etc. Et le métro E ? Rien n’est moins sûr ! Alors que ce projet, lancé en son temps par Gérard Collomb, figurait dans des documents de campagne de ses candidats (relire notre article sur le sujet), Bruno Bernard a laissé entendre qu’il pourrait bien l’abandonner.

L’actualité de la promesse
Transports en commun lyonnais : l’Etat met 81 millions d’euros sur la table… sur 2,5 milliards
Nouveaux tramways, reconnaissance faciale, réfugiés afghans à Lyon… Le récap’ de l’été 2021
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2020-09-lyon-promesse-phare-encadrementloyers
Encadrer les loyers
Métropole Logement
Promesse tenue
L’analyse de Mediacités

Un plafond sinon rien. Adoptée en 2018, la loi Elan donne la possibilité aux agglomérations volontaires de mettre en place un encadrement des loyers à titre expérimental sur une période de cinq ans. Mais l’outil n’a pas été utilisé par Gérard Collomb puis David Kimelfeld, frileux à l’idée de réduire la liberté du marché. Bruno Bernard et ses alliés de gauche veulent aller vite sur ce dossier, pour lancer le dispositif dès 2021, après avoir déposé un dossier auprès de l’Etat à l’automne 2020. Le sujet est généralement abordé aux côtés de deux autres promesses de la majorité : la lutte contre les marchands de sommeil, et le contrôle des règles de location des immeubles en Airbnb, qui participent à une explosion des loyers dans certains quartiers. Autant de sujets scrutés avec attention par Mediacités, qui documente de longue date le phénomène de la gentrification des quartiers populaires dans l’agglomération.

L’actualité de la promesse
L’encadrement des loyers à Lyon et Villeurbanne débutera en novembre prochain
Face à l’ogre Airbnb, des écologistes lyonnais bien timides
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Un robinet dans un jardin public à Lyon
Gérer l’eau en régie
Métropole Finances et administration
Promesse en partie appliquée
L’analyse de Mediacités

Bruno Bernard veut en faire un des actes « importants » de son mandat. Pour justifier le passage en régie publique de la gestion de l’eau, au détriment donc d’une délégation de service public à un prestataire privé (Veolia actuellement), le président du Grand Lyon convoque la philosophie - « l’eau est un bien commun » - et l’économie - « récupérer les marges » générées par cette activité pour « entretenir et améliorer notre patrimoine ». Le chantier, piloté par la vice-présidente déléguée à l’Eau et à l’assainissement Anne Grosperrin, est d’envergure : « Eau du Grand Lyon », le nom de la filiale de Veolia, gère aujourd’hui plus de 4000 kilomètres de réseaux, approvisionne les robinets de plus d’1,3 million d’habitants et emploie 280 salariés. Mais sur ce dossier politiquement clivant, la Métropole est contrainte par le calendrier. Le passage à la régie publique ne sera pas possible avant le 1er janvier 2023, échéance du contrat qui lie la collectivité à Veolia.

L’actualité de la promesse
Régie publique de l’eau : les salariés de Veolia mettent la pression sur la Métropole de Lyon
Eau : « La participation citoyenne, condition indispensable à la réussite de la régie du Grand Lyon »
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2020-09-lyon-promesse-phare-cantinesbio
Proposer des repas 100% bio dans les collèges, les écoles et les crèches
Mairie + Métropole Éducation et jeunesse
Promesse en cours d'évaluation
L’analyse de Mediacités

100% de bio dans les cantines des crèches et écoles de Lyon, et dans les collèges du Grand Lyon. La promesse est plutôt consensuelle, mais les écologistes vont devoir élaborer la bonne recette pour tenir leurs objectifs, en trouvant des fournisseurs en nombre suffisant, si possible locaux (l’objectif est de 50% de produits locaux d’ici 2022), le tout sans augmenter le prix des repas. Depuis septembre 2020, la ville de Lyon a annoncé que 60% des produits viendraient désormais d’un périmètre de 200 kilomètres maximum et que 40% seront issus de l’agriculture biologique. L’étape suivante sera plus longue à mettre en place. Les 40 000 repas collectifs (collèges, maisons de retraite…) servis chaque jour par la Métropole représentent aussi un levier majeur pour développer la production agricole locale, qui ne représente pour l’heure que 5% de la consommation des habitants du Grand Lyon. En offrant de nouveaux débouchés aux producteurs, la collectivité espère ainsi favoriser l’émergence d’un marché local et bio conséquent. A condition que la logistique suive : pour répondre aux besoins, les agriculteurs vont aussi devoir se regrouper pour proposer des tarifs plus abordables.

L’actualité de la promesse
Omelettes récurrentes, menus végétariens, viande discrète : ce que révèle l’analyse des menus des cantines de Lyon
Des repas « 100% bio et 50% local » dans les cantines scolaires à Lyon ? Revoir notre #DébatRadar
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2020-09-lyon-promesse-phare-maisonsalimentation
Créer des Maisons de l’alimentation, notamment dans les 37 quartiers prioritaires de la politique de la ville
Métropole Économie
Promesse en cours d'évaluation
L’analyse de Mediacités

Manger mieux, ce n'est pas que pour les bobos ! C'est en tout cas le sens de cette promesse des élus EELV. Ces Maisons de l'alimentation proposeront une aide alimentaire métropolitaine, des ateliers de cuisine collectifs ou encore de la vente en circuits cours, dans les 37 quartiers prioritaires de l'agglomération. Alors que la "vague verte" électorale n'a pas submergé la périphérie populaire lyonnaise, comme Mediacités l'a écrit ici, l'enjeu pour la collectivité est de montrer qu'elle sera capable de mettre sur pied de nouveaux lieux répondant aux besoin de ces zones, souvent moins bien dotées en termes de magasins bio ou de vrac à des prix corrects.

L’actualité de la promesse
Villes et alimentation : « être 100% autonome, c’est illusoire »
Alimentation : que reste-t-il des innovations sociales nées, à Lyon, pendant le confinement ?
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2020-09-lyon-promesse-phare-logementssociaux
Porter le rythme de construction de logements sociaux à 6 000 par an d’ici à la fin du mandat
Métropole Logement
Promesse en cours d'évaluation
L’analyse de Mediacités

Un cadeau de mariage empoisonné ? Cette promesse ne figurait pas dans le programme des écologistes, mais dans celui de la Gauche Unie, ralliée à EELV au second tour des élections. L’enjeu est crucial : avec des loyers qui flambent et près de 100 000 habitants supplémentaires attendus d’ici 2030 dans la Métropole, les classes les moins aisées ont de plus en plus de mal à se loger dans l’agglomération. Sous le précédent mandat, près de 4000 logements sociaux étaient créés par an. Passer à 6000 équivaudrait donc à une hausse de 50%. Pour tenir cet objectif ambitieux, l’équipe de Bruno Bernard devra dégager des financements considérables, trouver du foncier et surtout réussi à mieux répartir les logements sociaux sur le territoire pour éviter de les concentrer en périphérie. Quitte à forcer la main des maires des communes aisées de l’Ouest ? « On leur souhaite bien du courage », ironisait Michel Le Faou, le “monsieur logement” de l’ère Collomb. Mediacités documentera les grandes étapes de ce chantier majeur des six prochaines années.

L’actualité de la promesse
Nouveaux tramways, reconnaissance faciale, réfugiés afghans à Lyon… Le récap’ de l’été 2021
Rhône : ces communes qui paient (très) cher leur manque de logements sociaux
Voir l’avancement de cette promesse  

Explorer toutes les promesses

Dans leur programme pour les élections municipales et métropolitaines de juin 2020, Bruno Bernard et Grégory Doucet ont multiplié les promesses. Nous en avons comptabilisé 125 au total. Aidez nos journalistes à vérifier si ces engagements sont tenus.

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Planter un verger municipal par arrondissement

Mairie Environnement
Promesse tenue
Mis à jour le : 19/10/2021
Quelques coups de pelle et de jolies photos pour les réseaux sociaux. Le 23 novembre 2020, Grégory Doucet, entouré de quelques membres de sa majorité, a planté le premier arbre du premier des neuf vergers municipaux - un par arrondissement - promis par les écologistes, dans le square du 14e régiment de Zouaves, dans le 8e arrondissement.



Les huit autres sites plantés de cerisiers, de poiriers, de pommiers et de pêchers l'ont été au cours des automnes 2020 et 2021. Il s'agit du jardin Bodin Magneval (1er arrondissement), du square Général Delfosse (2e - Confluence), du jardin Jacob Kaplan (3e), du parc Chazière (4e), du 87, rue du commandant Charcot (5e), du square Descours (6e), de la rue Marie-Madeleine Fourcade (7e - Gerland) et de la montée de l'Observance (9e).

Rénover 10 000 logements par an, via le programme Ecoréno'v

Métropole Logement
Promesse en cours d'évaluation
Mis à jour le : 19/10/2021
Selon le programme des écologistes, la moitié de ces 10 000 rénovations devait concerner le parc social.

La Programmation pluriannuelle d'investissement (PPI) votée au début du mandat de Bruno Bernard a doublé le montant alloué au dispositif Ecoréno'v, passé de 33 millions d'euros (projets réalisés) à 74 millions d'euros pour la période 2021-2026.

Mettre en place un Schéma de promotion des achats responsables pour "une commande publique verte"

Mairie + Métropole Finances et administration
Promesse tenue
Mis à jour le : 19/10/2021
La ville de Lyon a voté, lors du conseil municipal du 30 septembre 2021, un Schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables (Spaser). Il s'articule autour de quatre thématiques (« la transition écologique, l’inclusivité, la protection de la santé et d’une alimentation saine des habitants et des agents de la ville, le développement économique responsable et vertueux du territoire ») et doit guider les choix de la commande publique de la collectivité. Pour élaborer ce schéma, la ville de Lyon a fait appel à un prestataire (Agence Déclic - Territoires de demain) pour un montant de 38 250 euros hors taxes.

A l'échelle du mandat, le total des achats de la ville est estimé à 1 milliard d'euros. Ce Spaser remplace un précédent « schéma de promotion des achats responsables » adopté, en 2016, par la précédente majorité.

De son côté, la métropole de Lyon a voté, en janvier 2021, la mise en place d'un Schéma de promotion des achats responsables (Spar) - délibération n° 2021-0375. D'après la collectivité de Bruno Bernard, les marchés publics du Grand Lyon pèsent 600 millions d'euros par an, sans compter les 500 millions d'euros de dépenses via des contrats de délégation de service public ou de concession.
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Foire aux questions

Pourquoi les journalistes de Mediacités contrôlent-ils les promesses de Bruno Bernard et Grégory Doucet ?

D’où viennent les « promesses » vérifiées par Mediacités ?

À quoi correspondent les verdicts de chaque promesse ?

Comment puis-je aider Mediacités à vérifier les promesses ?

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