Des boissons chaudes et de quoi manger. Comme tous les matins, une trentaine de SDF goûtent un peu de réconfort Chemin du Raisin, à quelques encablures de la gare Matabiau de Toulouse. Contre virus et marée, les bénévoles du Secours Catholique distribuent leur traditionnel petit-déjeuner. Les masques et le gel hydroalcoolique en plus. Assis côte à côte sur le trottoir, Franck et Pascal, tous deux la cinquantaine, savourent leur café. La distanciation physique ? A quoi bon ? « Le virus est sélectif, il ne veut pas de nous, il se dit qu’on galère déjà assez, lâche Franck. Si je dois l’avoir, je l’aurais. »

Ce fatalisme ronge beaucoup de bénéficiaires. « Quand vous êtes arrivés à un dénuement total, qu’est-ce qui peut vous arriver de pire ? » estime Andrew Nguyen, responsable des maraudes pour le Secours Catholique. Sur le terrain, les acteurs constatent en outre que les messages sur les fameux « gestes barrières » atteignent de fa . . .

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