Le rapport de l’Observatoire des Pratiques Policières (OPP), rendu public le 17 avril après deux ans d'observation des manifestations toulousaines, éreinte les forces de l'ordre. L'organisation, qui regroupe la Ligue des Droits de l’Homme, la Fondation Copernic et le Syndicat des avocats de France, dénonce un  « usage immodéré des lanceurs de balles de défense » à l'origine de nombreuses blessures, « arrestations violentes, indignes et attentatoires aux droits humains », stratégie inefficace menant aux affrontements. Elle met aussi en doute les communications de la préfecture de Haute-Garonne sur le nombre de manifestants blessés, très nettement inférieur à celui obtenu par les organisations informelles de secouristes qui opèrent sur le terrain. La Préfecture n'a pas tardé à répliquer, indiquant par communiqué, le jour-même de la publication du rapport, que « l'usage de la force par les forces de sécurité intérieure est strictement encadré par la loi qui soumet son usage aux principes d'absolue nécessité et de proportionnalité, c'est à dire de réponse graduée au regard des circonstances ». Mais qu'en pensent les policiers eux-mêmes ?

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