Le 29 juin 2017, le conseil de Toulouse Métropole votait pour le financement d'une nouvelle liaison routière à l'est de l'agglomération, sur les communes de Balma, Quint-Fonsegrives et Toulouse, « pour améliorer l'accès à l'agglomération et au périphérique ». L'opération est coûteuse : estimée à 39,5 millions d'euros, elle devait être financée à 50 % par la société Autoroutes du Sud de la France (ASF) et à 50 % par la métropole et la région. Le problème, c'est que 15 jours avant ce vote, l'Autorité indépendante de régulation du secteur autoroutier (Arafer) s'était déjà prononcée contre le projet, dans un avis daté du 14 juin 2017 !

Pour chaque investissement qu'elles effectuent, les sociétés privées d'autoroutes se remboursent via les recettes payées par les usagers. Si ASF apporte 18 millions d'euros pour financer la Jonction Est, elle répercutera cette somme sur les péages de son réseau jusqu'à la fin de son contrat. L'Arafer doit donc vérifier que les opérations financées sont utiles à l'usager de l'autoroute, car c'est lui qui paie in fine. Ce contrôle existe depuis 2015 pour éviter que les sociétés d'autoroutes augmentent sans fin leurs péages en investissant à tout va, parfois sans réel besoin. Concernant la Jonction Est, la société ne doit pas participer parce que l'Arafer estime que « le nouveau diffuseur conduirait à accroître la congestion de . . .

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