Peu de Toulousains le connaissent, mais nombre d’entre eux utilisent ses services. Le Mipih (pour Midi Picardie Informatique Hospitalière) diffuse ses logiciels de gestion auprès de centaines d’établissements de santé de France. Le CHU toulousain est l’un des fondateurs de ce groupement d’intérêt public (GIP), créé en 1994 dans la Ville rose. « Dès que quelqu’un entre à l’hôpital de Toulouse et présente sa carte vitale, les logiciels du Mipih entrent en jeu », illustre son directeur général Pierre Maggioni. Les hôpitaux ont développé ce type de groupement pour externaliser les activités informatiques qui n’étaient pas leur cœur de métier : édition de logiciels de gestion, hébergement de données de santé dans des datacenter…

Depuis sa fusion, en 2008 avec le Syndicat inter-hospitalier de Picardie (SIHPIC), le Mipih a pris une envergure nationale et revendique une place de leader sur son marché. « Notre groupement compte 530 adhérents, 580 collaborateurs, réalise un chiffre d’affaires de 72 millions d’euros, et édite chaque mois 320 000 feuilles de paie pour le personnel d’établissements de santé », énumère Pierre Maggioni. Arrivé en 1997 à la tête de la structure, le dirigeant se fait fort d’avoir su développer ce groupement avec brio.

« Sonnette d’alarme »

Cette réussite pourrait-elle cacher des zones d’ombres ? En interne, le son de cloche n’est pas partout le même. « La gestion économique est déplorable », dénonce René Speranza. Ce délégué syndical Force ouvrière (FO) au sein du Mipih et secrétaire . . .

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Journaliste depuis une douzaine d'années, mon parcours m'a amené à collaborer avec de nombreux titres de la presse française mais aussi internationale. J’ai tout d’abord fait mes armes dans la presse économique à Paris avant de fonder une agence de presse à Nice. Après avoir lancé l’édition Nice-Côte d’Azur du quotidien 20 Minutes, j’ai, comme rédacteur et/ou photographe, collaboré avec l’AFP, Le Monde, Le Parisien Magazine et Le Figaro, ou encore Le Monde, Geo Ado, The New Yorker, The Guardian… Aujourd’hui je suis fier de pouvoir continuer mon parcours en collaborant avec un média indépendant et rigoureux comme Médiacités.