La nouvelle formule du Levothyrox, ce médicament destiné à lutter contre les troubles de la thyroïde, contient au moins trois éléments chimiques impurs suspectés de provoquer des effets indésirables. C’est la grande découverte de Jean-Christophe Garrigues, chimiste au CNRS à l’Université Paul Sabatier de Toulouse et missionné par l’association française des malades de la thyroïde (AFMT). Mediacités avait déjà révélé ce jeudi 4 octobre que le chromatogramme (méthode d’analyse qui permet de séparer les constituants d’un mélange) de la note de synthèse de l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), datée de juillet 2018, laissait apparaître un pic d’impureté notable concernant la nouvelle formule par rapport à l’ancienne.

Merck aurait modifié son médicament en catimini suite au scandale

Les autres chromatogrammes, réalisés cette fois par le chimiste lui-même, dévoilent la présence de deux autres éléments impurs susceptibles de déclencher des effets indésirables. Ces éléments chimiques potentiellement toxiques sont absents ou présents en infime quantité dans l’ancienne formule. Ils sont présents à plus forte dose dans les médicaments nouvelle formule, délivrés en 2017, et aussi par rapport à ceux de la « nouvelle, nouvelle formule », que l'on trouvait en pharmacie cet été.

Ces résultats laissent supposer que le laboratoire fabricant, Merck, aurait modifié en catimini, même légèrement, la composition de son médicament pour limiter la présence d’éléments impurs, suite au scandale déclench . . .

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Rozenn Le Saint
Je suis journaliste d’investigation spécialisée dans le social et la santé (auteure avec Erwan Seznec, un autre enquêteur de Mediacités, de Le livre noir des syndicats, Robert Laffont). J’ai démarré en terre bretonne et j’arpente à présent la France, notamment pour les pages régionales de Capital et bien sûr, Mediacités.