Pierre-Nicolas Bapt, le candidat malheureux à la présidence départementale du Mouvement radical social libéral (MRSL), est devenu très méfiant. A Mediacités, qui souhaite le rencontrer, il fixe un rendez-vous dans un café du centre-ville de Toulouse, mais pas n’importe lequel : « Certains patrons de bistrot sont adhérents du Mouvement radical », explique-t-il. Une anecdote qui révèle l’ambiance dans cette nouvelle formation politique.

Le MRSL naît en décembre 2017 de la réunification du Parti radical de gauche et du Parti radical valoisien. Après 45 ans de séparation, la famille radicale enfin réconciliée ! Conséquence, dans chaque département, les deux structures ne doivent plus faire qu’une. Dans un premier temps, le PRG Pierre-Nicolas Bapt et le valoisien Jean-Jacques Bolzan occupent en Haute-Garonne les fonctions de co-délégués.

Mais l’entente n’est que provisoire, le temps d’organiser l’élection du président départemental, le 1er juin. La bataille oppose les deux hommes et se déroule dans « un climat délétère », selon Antoine Bonilla, conseiller départemental, issu du PRG.
Des menaces avant le vote ?

Le 30 mai, soit deux jours avant le vote, Pierre-Nicolas Bapt adresse un courrier à la commission nationale des conciliations du parti, dans lequel il affirme que son adversaire a transmis le fichier des adhérents départementaux à « un tiers », ce qui serait interdit par loi, en vue de l’exploiter politiquement. Il demande donc que la Commission nationale informatique et liberté (Cnil) soit saisie. Devant Mediacités, il ajoute avoir . . .

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