Les coups « au quotidien », les bleus « partout sur le corps », les morsures « dans la chair ». Et puis les « tu sers à rien ! », « tu sais rien faire ! » lancés dans la rue, le métro, « devant les gens ». C'est quand Nicole (prénom d'emprunt) a rejoint son conjoint, au mois de mars dernier à Toulouse, qu'elle a découvert le « vrai visage » de celui qui ne s'était jamais comporté de cette façon lors de ses brefs passages dans leur pays d'origine, où elle résidait. Celui d'un homme violent. « J'étais enceinte mais ça ne l'a pas calmé », témoigne-t-elle, sa petite fille de 6 mois dans les bras. « Les coups ont commencé en mars, j'ai accouché en mai, j'ai quitté le domicile en juillet. Un jour, il n'a pas respecté l'ordonnance d'éloignement, il est revenu, a pris un couteau et a menacé de m'égorger. »

Suite aux conseils d'une assistante sociale de la Protection maternelle infantile (PMI), elle se retrouve en hôtel via le 115, le numéro d'hébergement d'urgence géré par le service intégré de l'accueil et de l'orientation (SIAO). Depuis le 12 octobre, Nicole a une place en foyer. Son ex-conjoint, jugé le 7 novembre, a pris « huit mois avec sursis et deux ans d'obligation de soins ». Elle a obtenu qu'il ne sache pas où elle réside et qu'il ne puisse voir son enfant que dans des endroits publics. Après huit mois de calvaire, Nicole peut en témoigner : pour les femmes victimes de violences conjugales, l'h . . .

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