Mettre en place, avec nos délégataires, des comités d’usagers (transports publics, eau, espaces naturels, déchets…)
Métropole Citoyenneté
Promesse en partie appliquée
Promesse de Damien Castelain
Liste majoritaire à la métropole de Lille
DVD

L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 13/09/2023
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Le comité des partenaires de la mobilité de la MEL a été instauré lors du conseil métropolitain du 18 décembre 2020. Il regroupe les représentants de l’Union des voyageurs du Nord, de l’UFC que choisir, de la Fédération des conseils de parents d’élèves du Nord, de l’Union départementale des associations familiales du Nord, de l’APF France Handicap, et de l’Union nationale des aveugles et déficients visuels. Sept élus de la MEL et tout autant de représentants des employeurs complètent ce comité. Consulté au moins une fois par an, ses avis ne sont que consultatifs.

Si la MEL coche l’un de ses engagements grâce à la mise en place de cet organe, il s’agit néanmoins d’une obligation nationale, définie par l’article 15 de la loi LOM.

En ce qui concerne l’eau, la loi oblige « les établissements publics de coopération intercommunale de plus de 50 000 habitants » à créer une « commission consultative des services publics locaux pour l'ensemble des services publics qu'ils confient à un tiers par convention de délégation de service public ou qu'ils exploitent en régie dotée de l'autonomie financière ».

C’est le cas de la MEL qui a inauguré la sienne pour le mandat 2020-2026 en octobre 2020. Composée d’associations d’usagers (Fédération Des Familles de France Nord, UFC Que Choisir, Association FO Consommateurs…) elle examine notamment les rapports annuels sur le prix et la qualité de l’eau et de l’assainissement.

Le schéma directeur des déchets ménagers et assimilés de la MEL, quant à lui, prévoit « d’associer les usagers aux décisions les concernant », en mettant notamment en place le « conseil du déchet, instance de suivi regroupant l’ensemble des parties prenantes du territoire (communes, acteurs économiques, bailleurs, monde associatif et de l’économie sociale et solidaire) ». En revanche, rien n’indique que cette instance a réellement été mise en place.

Enfin, nous n’avons pas trouvé la trace d’un comité d’usagers spécifique aux espaces naturels. Une chose est sûre, en termes de transparence et d’accessibilité, il faut s’armer de patience pour trouver ces informations en ligne. La MEL devrait peut-être s’inspirer de sa cousine grenobloise, qui consacre une page entière à ses quatre comités d’usagers.

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Davantage de bornes de recharge électrique

Mairie + Métropole Mobilités
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 11/03/2026
Après un faux départ avec l’opérateur Bluelib pour l’installation de 167 bornes de recharge électriques sur le territoire métropolitain, de nouvelles stations ont été déployées à l'été 2024. La MEL a finalement choisi Total Energies pour poursuivre son projet via la signature d'un contrat de quinze ans impliquant le déploiement, l'opération et la maintenance des sites de recharge. Le service dénommé "Iléwatt" prévoit d'ici la fin du mandat le déploiement de 900 points de recharge dans près de 300 lieux dédiés sur l'ensemble des 95 communes de la MEL. 

Mais, comme le rapporte La Voix du Nord, cette implantation a finalement connu un coup de frein notamment à Lille. Sur les 93 points de recharge prévus, aucun n'a finalement été aménagé, car les places de stationnement payant perdues ne sont pas indemnisées par la MEL, dénonce la ville. Ainsi, aucune de ces bornes ne sont installées à la fin du mandat. 

Renforcer la présence humaine au pied des immeubles

Mairie Sécurité
Promesse abandonnée/non tenue
Mis à jour le : 09/02/2026
Dans le programme qu’elle a présenté aux Lillois lors des dernières élections municipales, Martine Aubry a promis de « renforcer les présences humaines rassurantes au pied des immeubles touchés par les trafics ».

Interrogée, la Ville de Lille explique que les effectifs des agents de liaison et de médiation sociale (les médiateurs municipaux) ont augmenté de deux personnes depuis 2020, passant de 14 agents à 16 agents (11 agents titulaires, 3 adultes relais, un coordinateur et un coordinateur adjoint). La Ville de Lille ajoute qu'elle finance également chaque année via le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) des associations de prévention, à hauteur d'environ un demi-million d'euros par an. Parmi les associations soutenues par la Ville, les clubs de prévention tels qu'Itinéraires, permettent d'accentuer la prévention sur le terrain. Ceux-ci sont néanmoins touchés de plein fouet par le recul des financements de l'Etat et du Département ces derniers mois et contraints à des réorganisations internes de leurs effectifs.

Des moyens qui restent nettement insuffisants pour mailler le territoire jour et nuit afin de lutter contre le trafic de stupéfiant, qui reste préoccupant à Lille. Le manque d'effectif a notamment animé le Grand débat des municipales organisé par des associations étudiantes le 21 janvier 2026. Arnaud Deslandes a lui-même concédé qu'il fallait déployer davantage de médiateurs de rue « notamment la nuit ». La candidate insoumise, Lahouaria Addouche, qui a elle-même travaillé dans un club de prévention lillois regrette également que les postes de médiateurs sociaux soient globalement « des contrats précaires de trois ans qui ne permettent pas de créer du lien avec les habitants ». 

Au vu de ce constat, nous considérons cette promesse comme non tenue. 

Contrôle renforcé de la location type AirBnB

Mairie Logement
Promesse tenue
Mis à jour le : 06/02/2026
Comme beaucoup de grandes villes françaises, Lille est touchée par la prolifération de logements en location sur Airbnb, ce qui aggrave la pénurie de logements en location longue-durée. En conséquence, Martine Aubry promettait lors de la campagne municipale 2020 un « contrôle renforcé de la location touristique de type Airbnb afin qu’elle n’amenuise pas l’offre de logements familiaux disponibles et préserve la qualité de vie dans les résidences ».

Depuis l’été 2020, trois agents municipaux sont spécifiquement dédiés à une mission de contrôle des logements sur Airbnb, comme l’expliquait Mediacités dans un décryptage paru en 2022. « Vu la masse de données à analyser, ce n’est pas facile », reconnaissait l’adjointe à l’Habitat Anissa Baderi ».

Depuis le 1er avril 2024, les propriétaires souhaitant proposer une résidence secondaire sur une plateforme de location à courte durée doivent formuler une démarche visant à obtenir le changement d'usage de leur logement, et « justifier la compensation de cette mutation par la création d'un logement équivalent », indique la Ville. Quand il s'agit d'une résidence principale, le propriétaire doit également s'enregistrer auprès de la mairie de Lille et peut louer ce logement dans la limite de 120 jours par an. En 2024, plus de 2500 logements avaient été proposés à la location comme meublés de tourisme en ligne. 

Fort de ces nouvelles règles, la Ville a fait condamner, pour la première fois, le 21 octobre 2025, le propriétaire d'un logement Airbnb à une amende de 33 000 euros reversée à la commune. Il avait été traduit en justice après avoir été contrôlé par les services municipaux, qui avaient constaté que le bien était abusivement loué. A cette occasion, la municipalité précisait avoir mené 600 vérifications d'adresse et 200 contrôles sur un an (dont une soixantaine de logements visités). « Dès qu'une infraction est constatée, la Ville saisit systématiquement la justice sur la base des procès-verbaux qu'elle dresse », indique le service presse. 

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