La confédération générale des sociétés coopératives (CGSCOP) va se réunir à Toulouse les 26 et 27 mars prochain pour élire son prochain président, mais une affaire pourrait perturber le bon déroulement de ce raout consacré à « l’économie humaine démocratique durable ».
Principal candidat à la tête de la CGSCOP, Rémi Roux, son actuel vice‐président, s’avance vers ce scrutin avec détermination, mais aussi « avec un goût très amer » dans la bouche. Président du pôle Pyrénées de l’Union régionale des Scop (Urscop) d’Occitanie jusqu’en septembre dernier, il a passé plusieurs mois à gérer un dossier délicat, impliquant en premier lieu le directeur du pôle régional, Cyrille Rocher.
Il est notamment reproché au directeur du pôle régional d’avoir accepté en 2016 un cadeau de plus de 18 000 euros de la part d’une entreprise du bâtiment affilée à l’Urscop. A l’époque des faits, Cyrille Rocher ne dirigeait pas encore la structure, mais il en était l’un des délégués régionaux (un poste salarié). Malgré la procédure qui a suivi en interne, il reste aujourd’hui en poste.
Deux factures impayées
Rembobinage. Le 21 novembre 2024, Rémi Roux et d’autres membres du conseil d’administration de l’Urscop, pôle Pyrénées (qui fait partie du pôle Occitanie), reçoivent un courrier de François‐Xavier Salvagniac. Cet ex‐délégué régional, devenu ensuite président de l’Urscop entre 2000 et 2009, y mentionne « différentes rumeurs de corruption, qui mériteraient au moins une enquête interne [concernant] Cyrille Rocher », le directeur du pôle …