Cela devient un fait de campagne, le maire sortant refuse le débat démocratique. Cette fois, c’est l’association Grisélidis qui en a fait les frais. La structure avait invité les candidats, mercredi 11 février, pour débattre des arrêtés anti‐prostitution à Toulouse. Trois listes ont répondu à l’appel : La Gauche Unie, représentée par la colistière socialiste Sophie de Surgy, Demain Toulouse, avec l’élue d’opposition Agathe Roby, et Vanessa Pedinotti, tête de liste de Révolution permanente.
« C’est une brutalité de ne pas avoir de réponse et de ne pas pouvoir dialoguer », s’insurge Anne‐Sophie de Surgy. « Jean‐Luc Moudenc est incapable de venir pour expliquer pourquoi il trouve ces arrêtés anti‐prostitution formidables », dénonce également Agathe Roby, colistière de François Piquemal.
Entre 150 à 200 travailleuses du sexe dans les rues
Selon Grisélidis, 150 à 200 travailleuses du sexe arpentent les rues à Toulouse, tandis que 600 personnes se prostituent via internet. Renouvelés depuis 2014 et étendus géographiquement par la mairie, les arrêtés anti‐prostitution interdisent « aux personnes se livrant à la prostitution de stationner ou de se livrer à des allées venues répétées » dans certains quartiers de la ville.
L’association Grisélidis estime que cette règlementation met à nouveau les travailleuses du sexe (TDS) en infraction, alors que le délit de racolage a été abrogé par la loi de 2016. Censés répondre aux plaintes des riverains sur la tranquillité publique, la sécurité et la propreté (préservatifs au sol), ces arr …