Les révélations de Médiacités le 11 mai dernier sur l’existence d’une maison d’édition néonazie à Toulouse, Auda Isarn, dont le fondateur est bibliothécaire à la ville de Toulouse, ne sont pas passées inaperçues. Selon nos informations, l’affaire a été prise en charge et traitée par le cabinet du maire.
Dans un mail détaillé adressé à Mediacités en réponse à nos questions, le service communication nous fait savoir que « La Mairie de Toulouse a pris connaissance de ce dossier par voie de presse (une délicate pudeur pour ne pas citer Mediacités, NDLR) et a découvert incidemment la présence d’ouvrages édités par les éditions Auda Isarn dans les plus de deux millions de références constituant les collections de ses bibliothèques. »
Médiacités avait en effet pu constater qu’une douzaine d’ouvrages d’Auda Isarn étaient consultables par le public toulousain. « Les collègues ont été choqués, et beaucoup ont aussitôt été vérifier dans quelles bibliothèques et de quels ouvrages il s’agissait », nous confie une source anonyme travaillant au sein des bibliothèques de la ville. En l’occurrence, il s’agissait de la bibliothèque d’étude et du patrimoine et de celles de Fabre et d’Ancely.
Dans son mail, la mairie indique que « en dépit de leur caractère grand public et parfaitement légal, la Mairie de Toulouse a décidé de les retirer de ses collections afin de ne pas soutenir ni donner de visibilité à cette maison d’édition  …