Des affiches officielles de Jean-Luc Moudenc ont été collées sur des panneaux d'expression libre, ce samedi, après la fin officielle de la campagne électorale, dans le but de recouvrir des messages critiquant le maire sortant. Parallèlement, une publicité hostile à François Piquemal est apparue sur de nombreux sites internet.
Depuis vendredi 20 mars, la campagne électorale est stoppée. Selon l’article L49 du code électoral, il est interdit, « à partir de la veille du scrutin à zéro heure », de « distribuer ou faire distribuer des bulletins, circulaires et autres documents », de « diffuser ou faire diffuser par tout moyen de communication au public par voie électronique tout message ayant le caractère de propagande électorale », de « procéder, par un système automatisé ou non, à l’appel téléphonique en série des électeurs afin de les inciter à voter pour un candidat », ou à « tenir une réunion électorale ».
Cela vaut, a priori, pour les panneaux d’expression libre qui peuvent être utilisés par les équipes des candidats jusqu’à la veille du scrutin, soit ce vendredi 20 mars, à 23h59. Certains se sont affranchis de cette règle, à Toulouse. Dans le quartier des Pradettes, des affiches officielles de Jean‐Luc Moudenc ont été collées entre 00h15 et 10h du matin. Plusieurs photos horodatées, prises par des riverains, en témoignent. Une contradiction évidente avec le code électoral.
Plus grave, une publicité a été diffusée ce samedi 21 mars sur plusieurs sites, dont Vinted et Ladepeche.fr pour décrédibiliser le candidat LFI. On y voit une jeune femme voilée et le message « Le 22 mars, je choisis Piquemal (et je garde le haut) ». Une allusion aux prétendus liens entre LFI et la mouvance islamiste. Un fantasme démenti par les faits. Le commanditaire n’est pas connu. La pratique est rigoureusement interdite …