Dans un jugement rendu le 30 avril, le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-mer a acquitté l’ancien maire-adjoint de Calais, accusé d’avoir favorisé la vente de deux logements du bailleur social Terre d’Opale Habitat à sa compagne et à la fille de cette dernière. Il l’a en revanche condamné à 5 ans d’inéligibilité pour l’attribution abusive d’une BMW par ce même office HLM dont il était le président.
La décision du tribunal judiciaire de Boulogne‐sur‐mer, le 30 avril, de relaxer Emmanuel Agius dans l’affaire de la vente d’appartements du bailleur social Terre d’Opale Habitat (TOH) à deux de ses proches, une affaire révélée par Mediacités, a de quoi étonner. Et de fait, elle a suscité des « murmures vaguement surpris sur les bancs de la presse », selon le récit d’audience fait par Nord Littoral.
Le parquet avait en effet requis quinze mois de prison avec sursis pour « prise illégale d’intérêt » à l’encontre de celui qui était maire‐adjoint de Calais et président de TOH au moment des faits. Mais les juges ne l’ont pas suivi. Ils ont en fait prononcé une relaxe générale de toutes les personnes impliquées dans ce dossier : la compagne d’Emmanuel Agius et la fille de celle‐ci, le directeur de l’office HLM, Hans Ryckeboer, et l’ancien chauffeur de Natacha Bouchart, également bénéficiaire d’un logement à prix cassé de TOH, à l’instar de 17 autres personnes.