Sur le plan sportif, à quatre journées de la fin du championnat de France, tous les espoirs de l’Olympique lyonnais sont permis : le club occupe en effet la troisième place au classement, synonyme de qualification pour la juteuse Ligue des champions européenne. Économiquement, en revanche, la société Eagle Football Group (EFG), l’ex-Groupe OL, reste dans le flou. Même si, depuis un mois, les choses s’accélèrent…
Le 27 mars dernier, un tribunal britannique a décidé la mise en redressement judiciaire, pour défaut de paiement, de la maison mère Eagle Bidco, la holding qui gère la structure multi‐clubs de John Textor. L’homme d’affaires américain qui avait racheté le club lyonnais à Jean‐Michel Aulas est remplacé à sa tête par un administrateur judiciaire, la société britannique Cork Gully. Le 10 avril, une petite annonce est publiée dans le Financial Times pour mettre en vente l’OL, le club brésilien de Botafogo et le RWDM Brussels (ex‐Molenbeek). Le 14 avril, un comité indépendant est instauré au sein d’EFG pour superviser les offres de reprise et se prémunir de tout conflit d’intérêts. La raison ? La patronne, Michele Kang, et le fonds d’investissement Ares management, principal créancier d’Eagle Bidco, devraient se porter candidats.
Les fans ne seraient pas contre le rachat par celle qui a remplacé John Textor à la tête de l’OL en juin dernier. Mais ils s’inquiètent. Quelles seraient les conséquences, pour le club, de devenir la propriété d’un fonds spéculatif comme Ares ? D’autres candidats encore plus sulfureux pourraient‐ils s’imposer ? De plus, l’OL s’est vu réclamer en justice, au cours du dernier mois, près de 200 millions d’euros liés à des « transferts fantômes » de joueurs de Botafogo et à d’obscurs mouvements financiers internes à la multipropriété. Que faut‐il en penser ? Bref, c’est à ne rien y comprendre. Sauf à