Un million d’euros en 2023, puis 2,3 millions d’euros en 2024. Les dépenses de la commune de Toulouse pour assurer ses biens ont sacrément augmenté ces dernières années. La raison ? L’exposition de la ville aux conséquences du bouleversement climatique, comme en témoigne la carte de France de la vulnérabilité des communes françaises face aux risques climatiques, rendue public mardi 30 juin par les deux ONG Reclaim Finance et Data for Good.
« Cette vulnérabilité est calculée à partir d’un indice composé de quatre critères : exposition aux catastrophes naturelles, prévention des risques, situation économique et dépenses d’assurance multirisque (couverture des dommages aux biens, notamment en cas d’évènement climatique extrême) », expliquent les deux organisations.
Sur cette carte, on découvre que la Ville rose n’est pas parmi les mieux loties, avec une note de 3,8 sur 5. Ce qui la place parmi les communes « fortement vulnérables ». Touchée par 40 catastrophes naturelles reconnues par l’État depuis 1982, dont 19 liés à des crues, Toulouse est notamment très exposée aux risques d’inondations et de sécheresse.
Toulouse, n°1 de la prime multirisques
« Cette vulnérabilité s’explique par la combinaison de sols argileux sensibles au retrait‐gonflement et d’un déficit hydrique marqué, avec une projection en 2050 de 194 jours par an où l’humidité des sols descend sous le seuil critique de 0,4 », indique Reclaim Finance.
La conséquence est directe sur le coût des