Le parquet de Nîmes a ouvert une enquête préliminaire sur l’emploi des fonds de Soliha Méditerranée, alors qu’un rapport d’inspection de la Cour des comptes devrait paraître à la fin de l’été. Les antennes de Haute-Garonne et de Méditerranée ont été liquidées, laissant 87 salariés au chômage.
Une enquête préliminaire a été ouverte, « suite à des informations croisées avec la juridiction financière et le parquet de Toulouse », quant à « l’emploi de fonds », annonce à Mediacités Cécile Gensac, la procureure de Nîmes, en charge du dossier, ce 13 juillet. Comme nous l’indiquions récemment, des perquisitions ont été menées dans ce cadre aux sièges de Soliha Haute‐Garonne et Soliha Méditerranée, toutes deux dirigées par Pierre Castéras, les 30 juin et 1er juillet 2026.
La justice n’est pas la seule à s’interroger sur la gestion de l’ancien responsable macroniste. La Fédération nationale Soliha s’inquiète également. « Pour Soliha Méditerranée et Haute‐Garonne, nous manquons d’informations fiables alors que nous avons proposé de l’aide dès l’initiative de contrôle de la Chambre régionale des comptes et le début de la procédure judiciaire. Les fautes de gestion sont potentiellement lourdes et graves et nous avons alerté les gouvernances selon les informations dont nous avions connaissance », affirme‐t‐elle auprès de Mediacités.
Trop tard, aux yeux des salariés, qui l’avaient prévenue par un courrier du CSE de Soliha Méditerranée en juin 2025 et par une lettre signée de 42 salariés de Soliha Haute‐Garonne en juillet 2025 .
La fédération nationale, qui dispose d’éléments sur des points « qui fragilisaient les relations entre les Soliha …