Quand on y pense, la grande braderie de Lille est déjà un programme politique en soi : une ville piétonne et festive. Pour les politiques, c’est un événement « populaire » de rentrée à ne pas manquer. A l’approche de l’élection présidentielle, les cinquante kilomètres d’étals disséminés dans les rues offrent un aperçu de la “vraie” vie, celle où disparaissent les obsessions politico‐médiatiques. Toujours soucieux de se donner à voir « au contact », plusieurs prétendants à l’Élysée ne s’y sont pas trompés. Extraits choisis, heure par heure.
Samedi 5 septembre, 9h : Gabriel Attal débarque à Lille, accueilli par la députée lilloise Violette Spillebout, bombardée porte‐parole quelques jours plus tôt. L’ex-Premier ministre veut « aller à la rencontre » de ses concitoyens en cette ouverture de braderie… Ce qui n’est pas forcément au goût de tout le monde. En témoigne le trait d’esprit de cet internaute : « Mélenchon, Attal et Tondelier à la Braderie de Lille ce week‐end, décidément les produits sans intérêt sont de plus en plus nombreux sur ce grand rendez‐vous populaire ». La présence de figures politiques nationales est pourtant un classique.
Déjà en mode campagne présidentielle, de nombreuses caméras sont là. Les narines chatouillées par les “effluves des moules frites” (l’expression est celle de ses communicants), le candidat adresse ses tacles, notamment …