Avec 33,93 % des suffrages, la liste menée par Sylvain Estager l’emporte facilement devant ses trois opposants. La continuité du « caudronisme » est assurée pour sept années supplémentaires.
Ils étaient confiants au soir au 1er tour et ils avaient raison. En divisant les oppositions, la quadrangulaire du second tour a permis à Sylvain Estager, le successeur désigné par Gérard Caudron, de l’emporter haut la main avec 33,93 % des voix (+ 764 par comparaison au 1er tour). Derrière, trois blocs se sont neutralisés : l’opposition de droite, menée par l’adjoint Vincent Balédent fait mieux que son score du 1er tour avec 25,65 % des voix (+ 528 voix).
A gauche, c’est à nouveau LFI qui vire en tête avec 22,49 % des voix (+ 5 points par rapport au 1er tour). En progressant de plus de 1 000 voix, la liste d’Ugo Bernalicis est parvenue à incarner le mieux le vote de gauche anti‐Caudron. A l’inverse, les trois listes fusionnées (Printemps villeneuvois, PS et celle de l’ancien adjoint aux Sports Farid Oukaïd) sont loin d’avoir fait le plein. Avec 17,94 % (3 787 voix), ils perdent près de 2 000 voix sur le 1er tour et paient au prix fort l’hétérogénéité de leur électorat.
Caudron, la « carpette » et le « Bernalizi »
Dimanche soir, Gérard Caudron n’a pas pu s’empêcher d’exprimer quelques‐unes des saillies dont il est coutumier. Il a ainsi traité Jean‐Luc Mélenchon de « carpette » et n’a pas hésité à écorcher lourdement le nom d’Ugo « Bernalizi », son meilleur ennemi. Sylvain Estager, lui, s’est réjoui plus sobrement que la ville de Villeneuve d’Ascq « qui ne ressemble à aucune autre » allait pouvoir poursuivre sur la même voie.
Gérard Caudron, maire de 1976 à 2016 (à l’exception du mandat 2002–2008), va continuer à siéger au conseil municipal (comme adjoint) et au conseil communautaire malgré ses 81 ans. Sa compagne Valérie Quesne‐Caudron, deuxième sur la liste Estager devrait occuper le poste de première adjointe. A Villeneuve d’Ascq, la continuité l’emporte. Pauline Ségard, elle, sauve son siège à la Métropole européenne de Lille, où elle devrait continuer de présider le groupe écologiste. L’adjoint PS Victor Burette siégera désormais dans l’opposition municipale tout comme Farid Oukaïd.
Bonjour monsieur Trentesaux. Quelques erreurs se sont glissées dans votre article. Monsieur Caudron a été maire depuis 1977 à 2026, avec effectivement l’interruption que vous mentionnez. Il ne sera pas adjoint mais conseiller délégué. Valérie Quesne‐Caudron est sa femme et non sa compagne. Et ne sera pas première adjointe.
Cordialement.