Alors que la qualité de l’eau reste médiocre depuis le début des années 2000 dans le nord de la région Hauts-de-France, la Cour des comptes appelle les pouvoirs publics à en faire une de leurs priorités et formule des propositions pour l’Agence de l’eau et la MEL.
« Les résultats de qualité sont très en deçà des objectifs fixés par les autorités nationales et européennes. Ils sont aussi inférieurs à la situation moyenne des 11 407 masses d’eau nationales ». Dans son analyse de l’action de l’Agence de l’eau Artois Picardie, qui supervise la politique de l’eau dans une large partie nord de la région Hauts‐de‐France, la Cour des comptes dresse un constat récurrent depuis plusieurs années : les habitants de la région vivent au‐dessus d’un bassin qui a la qualité de l’eau la plus mauvaise de France.
« Depuis le début des années 2000, malgré quelques améliorations, seulement 10 % à 20 % des masses d’eau de surface sont en bon état écologique et chimique et des tensions apparaissent sur la disponibilité de la ressource en eau », complètent les magistrats.
La faute à une « combinaison de facteurs » qui génèrent un cocktail de nuisances : très forte densité de population, activité agricole intensive, héritage …