Bruno Bernard, président du Grand Lyon... et du Sytral. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Bruno Bernard prend (aussi) le volant des transports en commun lyonnais

Terminus pour l’ancienne équipe. Le président de la Métropole de Lyon Bruno Bernard (EELV) a été élu lundi 7 septembre président du Sytral, le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération lyonnaise et du département du Rhône. Il succède à Fouziya Bouzerda, en poste depuis 2017.

Le patron du Grand Lyon s’arroge ainsi une deuxième casquette éminemment stratégique, le développement des transports en commun figurant parmi les priorités de la nouvelle majorité écologiste et de ses alliés de gauche. Dès son élection en juillet, Bruno Bernard avait confirmé à Mediacités son intention de cumuler la présidence de la Métropole avec celle du Sytral. Depuis la création de l'institution, seul Gérard Collomb, en 2015 et pour quelques mois seulement, s'était retrouvé dans la même situation. 
« On aurait pu faire plus »
Cette entorse au principe de non-cumul des mandats prôné par les écologistes pourrait n’être que provisoire. Bruno Bernard pourrait ainsi se contenter de mettre le Sytral sur de nouveaux rails, avant de laisser la place à un autre membre de la majorité. « J’ai pris la présidence car la mobilité est essentielle au développement du territoire », a-t-il fait valoir, en rappelant que les seuils de pollution de l’air avaient été dépassés plus de quarante jours en 2019.

Lors de sa prise de parole, Bruno Bernard a salué les réalisations de ses prédécesseurs, tout en prenant soin de marquer sa différence. « 1,4 milliard d’euros ont été investis ces cinq dernières années. Je pense qu’on aurait pu faire plus », a-t-il . . .

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« Investir 3 milliards d’euros dans le développement des transports en commun »
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Mathieu Périsse
Mathieu Périsse collabore avec Mediacités Lyon depuis juin 2017, convaincu de la nécessité d’une information locale indépendante et percutante. Lyonnais de naissance, il a d’abord travaillé pour la radio (Radio France, RTS), notamment lors de reportages longs-formats à l’étranger (Afghanistan, Biélorussie, Chypre, Burkina Faso…). Membre du collectif de journalistes We Report, il écrit régulièrement pour Mediapart, journal pour lequel il a enquêté pendant un an sur la pédophilie dans l’Eglise catholique (également en lien avec Cash Investigation).

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