Le projet de fusion de l'UDL a été abandonné à l'automne 2020. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Université de Lyon : le fiasco aura coûté plus d’un million d’euros en cabinets de consultants

« L’Université de Lyon, vache à lait des consultants » : tel était le titre de notre enquête consacrée à la générosité de l’institution à l’égard de précieux « cabinets conseils » et « experts », publiée en septembre 2018. La formule n’était pas tendre. Deux ans et quelques plus tard, elle se révèle plus que jamais pertinente. Pendant les fêtes de fin d’année, le collectif étudiant Idexit a mis en ligne les bons de commande passés par l’Université de Lyon (UDL), entre avril 2018 et février 2020, auprès de cabinets de consultants. Des informations obtenues après saisine de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) puisque l’UDL, régulièrement critiquée pour son opacité, avait refusé de les communiquer.  

On y apprend que l’organisme a dépensé un peu plus d’1,13 million d’euros pour se faire accompagner dans « la construction de l’université-cible ». Ou plutôt « au moins 1,13 million d’euros », faudrait-il écrire puisqu'il manque les derniers mois dans les bordereaux obtenus. Idexit évalue donc la facture totale à 1,5 million d’euros. Et tout cela pour... rien ! A la fin d’octobre 2020, le projet de méga-fusion entre Lyon 1, Lyon 3, l’École normale supérieure (ENS) et l’université de Saint-Etienne, a été torpillé par le fond suite à un vote négatif des Stéphanois...

Dans le détail, la société Plein Sens, qui se présente comme une spécialiste du « design des organisations », a empoché près de 900 000 euros et Siris, le cabinet « qui donne de la valeur à votre projet », selon son slogan, 238 000 euros. « Une quinzaine de thèses auraient pu être financées avec ces fonds », concluent, amers, les membres du collectif Idexit.

N.B.

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